Les épreuves qualificatives pour Tokyo sont la priorité sur le vélodrome de l'Euro

30/07/18 à 15:06 - Mise à jour à 15:07

Source: Belga

(Belga) Si les Jeux Olympiques de Tokyo ne se déroulent que dans deux ans, les Six jours de l'Euro de cyclisme sur piste de Glasgow (2-7 août) seront déjà à l'heure japonaise. Les résultats obtenus en Écosse seront pris en compte pour le classement UCI 2018-2020 qui déterminera les qualifiés dans les six épreuves du rendez-vous olympique. Ceux de l'Euro 2019, et des Mondiaux 2019 et 2020, ainsi que les trois meilleurs résultats sur les six manches de Coupe du monde entreront aussi en ligne de compte pour établir ce classement.

Du coup, dès le premier jour, le jeudi 2 août, les qualifications de la poursuite par équipes, dames et messieurs, seront importantes. Seules huit formations iront à Tokyo. Sasha Weemaes, Lindsay De Vylder, Robbe Ghys et Kenny De Ketele doivent absolument s'illustrer s'ils veulent remonter la Belgique de sa 15e place mondiale actuelle. "Je pense qu'on se situe entre les 7e et 10e places européennes. Donc, cela se jouera à peu de chose pour entrer dans le Top 8 à Glasgow", estime Kevin De Ketele, 33 ans, qui prendra part encore à deux autres épreuves: la course aux points (non olympique) et le Madison (course à l'américaine) en compagnie de Robbe Ghys et non de son habituel partenaire Moreno De Pauw. L'actuel N.1 mondial dans cette dernière spécialité a toutes les chances de se qualifier pour ses troisièmes Jeux grâce à son classement et aborde sans inquiétude l'Euro. "Je pense qu'un podium est possible sur cette piste technique de Glasgow. La course par équipes (Madison) est olympique donc c'est important. La course aux points est individuelle et amusante. Je compte déjà sept titres européens (quatre en Madison, deux derrière derny et une aux points, ndlr). Un huitième ne serait pas pour me déplaire", sourit celui qui est aussi depuis l'an dernier le coach fédéral des juniors sur piste. Ghys, 21 ans, va tenter sa chance dans l'Omnium où les chances seront encore meilleures chez les féminines avec Lotte Kopecky, médaille de bronze en 2016 à l'Euro de Saint-Quentin-en Yvelines. La grande espoir de la piste belge enchaînera poursuite par équipes (où la Belgique est 7e nation européenne et 12e mondiale), course aux points, Omnium et Madison. Elle a été sacrée championne du monde avec Jolien D'hoore dans cette course à l'américaine en 2017. Le duo n'a pu défendre son titre en raison d'une blessure au coude de Kopecky. "Mais le niveau s'est élevé depuis lors", reconnaît D'hoore, médaille de bronze de l'Omnium à Rio qui partage désormais sa carrière sur piste et sur route avec succès. Elle disputera encore le scratch sur le vélodrome Sir Chris Hoy. Championne du monde de keirin début mars, Nicky Degrendele a été invitée trois mois au Japon entre avril et juin, pays où cette spécialité de vitesse est très prisée. "J'y ai beaucoup appris. J'ai grandi comme athlète et comme personne. C'était une super expérience." Reste à évaluer sa forme qui, elle le reconnaît, n'est pas aussi bonne qu'à Apeldoorn. "Le titre mondial est une motivation positive. Je vais tout faire pour monter sur le podium". Il est vrai que le keirin peut se jouer à pas grand chose. "On a le potentiel pour monter sur quatre podiums, mais je serais content avec un ou deux", a estimé Peter Pieters, au retour des deux semaines de stage à Bordeaux. Le coach néerlandais a d'ailleurs un peu modifié la composition de certaines équipes (notamment avec Ghys préféré à Moreno De Pauw dans la course à l'américaine) afin que "tout le monde reste concerné". (Belga)

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