Les 5 commandements de René Weiler

22/02/17 à 11:00 - Mise à jour à 11:48

Source: Sportmagazine

René Weiler a mis plus de six mois pour remettre de l'ordre à Anderlecht et en faire un candidat au titre. Voici les cinq commandements auxquels ses joueurs ont dû obéir.

Les 5 commandements de René Weiler

René Weiler © BELGAIMAGE

1 Le groupe tu ne déstabiliseras

Il y a peu, Hamdi Harbaoui a décrit René Weiler comme un entraîneur sans personnalité. Pour d'autres, c'est un charlatan. La seule vérité est cependant celle des faits : Anderlecht mène la danse en Belgique et a un pied et demi en huitièmes de finale de l'Europa League. Cela ne peut se faire que si les joueurs croient en leur entraîneur. Pour René Weiler, seule l'équipe compte. Qu'il soit capitaine, doyen du groupe ou joueur le mieux payé, celui qui enfreint cette règle peut disposer. " À Aarau, il est entré en conflit avec un attaquant qui, au fil de la saison, avait pris les choses à la légère ", raconte Igor Nganga, capitaine du club suisse pendant deux ans à l'époque de Weiler. " Il n'a pas hésité à l'écarter. Alors que le titre était acquis et qu'il restait un match, nous lui avons demandé de reprendre le joueur en question dans la sélection mais il a refusé. Son raisonnement était simple : nous avions décroché le titre sans lui, nous n'avions donc pas besoin de lui. "

Les joueurs qui osent s'opposer à son régime sont rappelés à l'ordre. C'est pourquoi De Maio, Okaka et Harbaoui ont pu partir. Ils risquaient de contaminer le groupe. Après la victoire à Ostende, Leander Dendoncker a parfaitement résumé la dynamique qui a cours à Neerpede. " Nous sommes prêts à nous battre les uns pour les autres, ce qui n'était pas le cas les autres années. "

Lors du stage d'été, Weiler (43 ans) a tenté de jeter les bases d'un collectif solide par des jeux de mimes ou des parcours d'obstacle en binôme sous forme de triathlon : chaque effort physique ou intellectuel lui a servi à faire la différence entre les guerriers et les losers. En matière de discipline, le Suisse ne pardonne rien. Ceux qui arrivent en retard - ne serait-ce qu'une minute - se font taper sur les doigts. Les casques audio sont interdits dans la zone de soins et les gsm n'ont pas leur place à table. " Il y avait des jours où je laissais mon smartphone à la maison ", dit Fabrice N'Sakala, qui a travaillé près de trois mois avec Weiler avant d'être prêté à Alanyaspor, en Turquie. " Quand on ne chipote pas avec son téléphone, on cherche à parler avec les autres. C'est comme ça que je suis devenu ami avec Trezeguet. "

Par Alain Eliasy

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