Les 24 présidents de la Pro League réunis pour préparer l'après-2020

21/02/18 à 12:05 - Mise à jour à 12:05

Source: Belga

Le contrat tv de 80 millions d'euros par saison expire en 2020, et l'heure de préparer les dossiers en vue de négocier le suivant a déjà sonné. Ce qui implique une réflexion simultanée au sujet du format assez inédit de la compétition belge...

Les 24 présidents de la Pro League réunis pour préparer l'après-2020

La situation particulière de Roger Vanden Stock (droite) doit également être discutée. Ce dernier doit quitter la présidence d'Anderlecht un de ces prochains jours, et donc son avenir comme président de la Pro League est du coup incertain... © BELGA

Le colloque abordera en particulier la question du contrat tv, et par conséquent les formules des championnats, la Jupiler Pro League et la Proximus League, intimement liées au dossier vu qu'elles intéressent au plus haut point les diffuseurs et candidats diffuseurs.

Mais si les play-offs I précisément très appréciés par ces diffuseurs, ne font pas l'unanimité à cause de la division des points par deux; et les play-offs II non plus, vu que personne ou presque ne s'y intéresse; et pas davantage à la D1B, étant donné qu'un championnat à seulement huit clubs qui se rencontrent quatre fois et dont le meilleur sur 28 matches ne monte pas forcément, a de quoi inciter au scepticisme, et ne serait en plus pas suffisamment rentable, il faut quand même savoir que de profondes et immédiates transformations sont pratiquement exclues... pour le moment.

Parce que toute réforme avant 2020 devra être approuvée par un vote favorable à 80 % (après 2020 il ne faudra plus qu'une majorité de deux tiers), en sachant que les membres du G5, qui sont actuellement... six (Bruges, Anderlecht, le Standard, La Gantoise, Genk et Zulte Waregem) ont chacun trois voix, les autres clubs de D1A deux et les clubs de D1B une voix. Bref il faudrait donc 31 voix sur 46 pour faire la révolution, ou la contre-révolution, diront certains.

Mais les projets sont là: suppression des play-offs instaurés en 2009, fusion des D1 A et B, une D1A à 14 clubs et une D1B à 10, et même une Beneleague, la piste souvent explorée qui continuerait à faire son chemin, même aux Pays-Bas (mais beaucoup moins en Francophonie).

A priori la matinée de mercredi sera consacrée à l'exposé sans tabou de toutes ces formules par leurs défenseurs, et l'après-midi à un grand débat visant à avancer vers une solution de consensus, que Roger Vanden Stock (et Pierre François) espèrent de tous leurs voeux.

"Je souhaite un épilogue rapide", confirme ainsi Pierre François. "Mais bon il faut se montrer réaliste. La fumée noire ne va pas sortir de la cheminée mercredi. Ce serait déjà magnifique si cela se produisait avant la fin de la saison".

On sait qu'en octobre, Bruges, le Standard, Eupen, Courtrai, Lokeren, Malines, Mouscron, Waasland-Beveren, Zulte Waregem et le Beerschot s'étaient prononcés pour l'abolition des play-offs. Cela fait déjà pas mal de voix, mais pas 80 %, loin s'en faut.

Restera encore à fixer la date de la réunion suivante. D'ici là le management aura soigneusement consigné dans une colonne, tous les éléments sur lesquels un consensus est acquis ou sur le point de l'être, et dans l'autre, les éventuels points de désaccord. Le tout, suivi d'une synthèse, et de suggestions pour aboutir à l'accord final.

"Mercredi on discute et on écoute", résume Pierre François. "Quelles sont les visions ? Les problèmes ? Les solutions ? Et comment améliorer le format de notre compétition, notre produit ?"

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