Legear a-t-il encore un avenir au Standard ?

11/01/17 à 11:00 - Mise à jour à 10/01/17 à 17:50

Source: Sportmagazine

Jonathan Legear est-il encore un joueur de foot professionnel ? Et si oui, avec un avenir au Standard ? Des questions pas si bêtes. Décryptage d'une situation étrange.

Legear a-t-il encore un avenir au Standard ?

Legear lors de l'une de ses rares apparition sur le terrain cette saison : il avait marqué contre Westerlo. © BELGAIMAGE

Jona et son bilan en Rouche, c'est... comment dire ? Un crash. Une perte totale. Depuis l'été dernier, il y a eu 24 minutes sur la pelouse en Supercoupe contre Bruges, en juillet. 27 minutes le même mois contre Westerlo en championnat. 45 contre Zulte Waregem un peu plus tard. Puis 10 sur le terrain mythique de l'Ajax en Europa League. C'était le 29 septembre. Clap de fin. Depuis, plus rien.

Oui, c'est un paradoxe, parce qu'il est en pleine possession de ses moyens, et aussi parce qu'on n'entend que des éloges sur son comportement à l'entraînement. Legear se donne à fond, Legear conseille les jeunes, Legear est en permanence souriant et positif. On en a déjà discuté avec Slavo Muslin, Yannick Ferrera, Aleksandar Jankovic, Olivier Renard. Que des éloges sur le gaillard et son engagement. Mais alors, pourquoi ça coince ? Le Standard a choisi de la jouer silenzio stampa. Pas question que Jonathan Legear lui-même s'exprime. Idem pour le coach et le directeur sportif. Explication officielle : si le club s'exprime sur la situation de Jonathan Legear aujourd'hui, il devra le faire demain sur Dino Arslanagic, sur Mohamed Yattara, sur Birama Touré, sur Samy et RyanMmaee, ...

Mais non ! Parce que le parcours des joueurs cités n'a rien à voir avec celui de cette ex-icône de notre foot. Qu'il le veuille ou non, Jonathan Legear est l'un des footballeurs les plus médiatiques du championnat.

Sa situation sportive au Standard paraît sans issue, et pourtant tout indique qu'il ne va rien changer dans l'immédiat. Parce qu'il a plein de raisons de rester attentiste, de jouer la montre, de laisser tranquillement pisser le mouton. Voyez plutôt.

Le confort de vie

Jonathan Legear a été malheureux comme la pierre en Russie puis à Blackpool. Dans ce coin perdu d'Angleterre, il n'a jamais été considéré comme un joueur de foot, il n'a jamais joué, il était mis de côté comme les autres étrangers du noyau. Une expérience désastreuse. Il est rentré en Belgique parce que sa priorité était de retrouver sa famille. A Liège, il est comme un coq en pâte, il a tous ses proches autour de lui. A ses yeux, c'est devenu aussi important que le temps de jeu. " Il savoure tous les jours son bonheur d'être à la maison ", raconte Olivier Guilbaud. " Il a connu le pire : la Russie, Blackpool, les crashes en voiture qui ont été hyper médiatisés, les moqueries sur son défaut de prononciation, les accusations dans l'affaire d'un joueur du Standard qui aurait payé son entraîneur pour être sur le terrain. Il était devenu le coupable idéal, c'était devenu chouette pour pas mal de monde de se moquer de Jonathan Legear ! Il a souffert de tout cela, tout en sachant prendre beaucoup de recul. Il s'est fait une carapace. Aujourd'hui, c'est de l'histoire ancienne et il sait se convaincre que son temps de jeu minimum n'est pas trop grave par rapport à toutes ces péripéties. Il a restabilisé sa vie, c'est ça qu'il voit avant tout. "

Par Pierre Danvoye

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