Le style Olivier Renard

23/02/16 à 14:30 - Mise à jour à 14:36

Source: Sportmagazine

Olivier Renard dans les bureaux du Standard comme directeur sportif, c'était écrit. Tant c'est naturel. Plongée dans les coulisses de son retour.

Le style Olivier Renard

"Olivier Renard est un vrai gentil qui, avec la fonction, a appris à être méchant par moment ", explique Cédric Roussel, son ami d'enfance. © BELGAIMAGE

Malines a découvert un style Olivier Renard. Qui tranche radicalement avec les méthodes de son prédécesseur, celui qui l'a formé à son nouveau rôle, Fi Vanhoof. Celui-ci fuyait la presse alors que son successeur n'est pas avare de l'une ou l'autre déclaration forte. Olivier Renard a fait souffler un vent frais sur ce club, était proche du vestiaire, a remplacé la traditionnelle poignée de main du directeur sportif par un high five.

A l'occasion, il sortait aussi de son rôle, comme quand il décrétait des boycotts vis-à-vis de médias qu'il accusait de traiter injustement le club. Les autres membres de la direction le suivaient dans ses décisions, ce qui illustrait l'aura dont il disposait là-bas.

A Malines, son départ soudain a peut-être fâché mais pas surpris. Le président, Johan Timmermans, avoue qu'il n'est pas tombé de sa chaise quand Olivier Renard lui a annoncé son changement de crèmerie.

" Quand je discutais avec lui ces derniers temps, il me parlait régulièrement du Standard et de Daniel Van Buyten. " Timmermans remarquait aussi que son directeur sportif n'était pas pleinement heureux. Parce qu'il a de grandes idées et qu'elles sont difficiles à mettre en oeuvre dans un club du calibre de Malines qui est obligé de faire venir des joueurs à bas prix en espérant faire une plus-value.

Et puis, il y a la problématique de la nouvelle tribune à rembourser. Dès que le club touche de l'argent sur un transfert, une partie est consacrée aux infrastructures. Difficile à vivre, par moments, pour un directeur sportif qui voudrait faire passer l'aspect sportif avant tout le reste.

" Le jour où il m'a annoncé son départ, il m'a dit qu'il avait du mal à fonctionner avec le budget qu'on mettait à sa disposition ", continue le président. " Il m'a aussi avoué qu'il avait de toute façon décidé de nous quitter. "

Par Pierre Danvoye et Kristof De Ryck

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