Le Standard n'est pas dans le rouge !

29/11/16 à 12:30 - Mise à jour à 30/11/16 à 09:31

Source: Sportmagazine

Le club réagit aux chiffres alarmistes parus dans la presse ces derniers jours. Il y a tellement de façons de lire un bilan...

Le Standard n'est pas dans le rouge !

" S'il faut retenir un seul montant, c'est le bénéfice de l'exercice. Il est de 572.000 euros", explique Alexandre Grosjean, directeur de la communication des Rouches. © BELGA

Ça fait peur ! Une perte de 12,5 millions sur l'exercice 01/07/2015 - 30/06/16. Des capitaux propres passés de 10,3 à 7,3 millions sur la même période, alors qu'ils s'élevaient à 46 millions il y a quatre ans. Une dette de 55 millions. Sclessin est-il en feu ?

Le Standard dédramatise complètement. Alexandre Grosjean, le directeur commercial & communication, lit avec nous le dernier bilan déposé à la Banque Nationale de Belgique. Il ne conteste pas les chiffres publiés par plusieurs journaux ces derniers jours. Il les explique. Et il rassure. "S'il faut retenir un seul montant, c'est le bénéfice de l'exercice. Il est de 572.000 euros. Entre l'été 2015 et l'été de cette année, le club a donc gagné de l'argent. Sur la période précédente, il y avait eu une perte importante : 6,6 millions. C'est bien une preuve que la gestion a été assainie." Des chiffres incontestables puisque le Standard est audité deux fois par an, par un organisme officiel.

D'où viennent alors les écarts énormes entre les différentes lectures que l'on fait du bilan ? Il y a effectivement eu une perte d'exploitation de 12,5 millions sur la période concernée (perte de 11,9 millions lors de l'exercice précédent), mais ce chiffre ne tient pas compte des ventes de joueurs. Et sur ce plan, le Standard s'en tire très bien. "La preuve que nous gérons bien nos mouvements de joueurs et le travail de l'Académie", poursuit Alexandre Grosjean.

On peut déjà faire une première estimation à la grosse louche du bilan été 2016 - été 2017. "Sauf catastrophe, il y aura de nouveau un bénéfice puisque ce bilan intègrera les 14 millions reçus suite à la vente de Michy Batshuayi à Chelsea."

Alexandre Grosjean profite de l'occasion pour rappeler qu'un club comme le Standard est terriblement dépendant des plus-values sur les transferts sortants. "On fait toujours des plus-values lors des mercatos. Sans cela, on ne peut pas équilibrer les comptes. La faute aux droits télé, qui sont largement insuffisants par rapport à ce qui se fait dans les autres championnats."

Un autre chiffre interpelle : l'augmentation de la dette du club, passée de 33 à 55 millions. Explication : "Pendant cette période, nous avons acheté des joueurs qui, à la date de la clôture de l'exercice, n'avaient pas encore été payés. Il faut aussi tenir compte du report des fruits de la vente de Batshuayi par Marseille à Chelsea. Et dans ce cas précis, il ne s'agit pas d'une dette à proprement parler, mais plutôt d'un report comptable de la recette à recevoir. En conclusion, le club ne doit donc rien à personne sur la vente de Batshuayi. Bien au contraire."

Et puis, il y a la rubrique capitaux propres. Ils s'élèvent maintenant à 7,3 millions alors que le Standard était considéré comme le club belge le plus riche il y a quatre ans, avec 46 millions dans sa caisse. "C'est tout à fait explicable", conclut Alexandre Grosjean. Entre-temps, Roland Duchâtelet a repris 20 millions sous forme de dividendes, quand il était encore président. Lors de l'exercice précédent, le club a perdu plus de 6 millions. Et Duchâtelet a de nouveau pris 10 millions juste avant la vente sous forme de réduction de capital, en toute légalité. Faites le compte."

Par Pierre Danvoye

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