Le Mondial, ambitieux projet russe, avec la Belgique comme outsider

12/06/18 à 19:08 - Mise à jour à 19:09

Source: Belga

(Belga) La 21e édition de la Coupe du monde débutera jeudi à Moscou par un duel entre le pays hôte, la Russie, et l'Arabie saoudite. C'est le deuxième rendez-vous sportif de portée planétaire que la Russie organise en l'espace de quatre ans après avoir déjà accueilli les Jeux Olympiques d'hiver à Sotchi en 2014. Pour les Russes, et son président Vladimir Poutine en particulier, le Mondial est un projet ambitieux qui doit valoriser l'image du pays sur le plan international alors qu'il est en proie à une crise politique et diplomatique.

En outre, Poutine veut aussi envoyer un message à ses propres concitoyens après des années de crise économique. "Il veut redonner confiance et fierté aux gens", a expliqué Aude Merlin, spécialiste de la Russie et professeure à l'ULB. Il faudra toutefois espérer qu'aucun scandale ne vienne entacher la grand-messe du football. Il y a quatre ans, le Canadien Richard McLaren avait, via son rapport, mis en lumière un large réseau de dopage étatique russe, avançant que certains échantillons avaient même été manipulés. Sur le terrain, il ne faudra rien attendre en particulier du onze russe, qui semble peu enclin à aligner les victoires dans la plus difficile des compétitions internationales. La Russie jouera contre l'Arabie saoudite, l'Égypte et l'Uruguay dans le groupe A, sans conteste le plus faible de la compétition. Comme souvent, les pays historiques du football seront les principaux favoris au sacre final. Le Brésil de Neymar attend une sixième étoile depuis 2002 et part avec les faveurs des pronostics. Suivent ensuite l'Allemagne, championne du monde, l'Espagne et la France. L'Argentine de Lionel Messi, vice-championne du monde, les champions d'Europe portugais et la Belgique sont considérés comme les outsiders de la compétition. (Belga)

Nos partenaires