JO 2018 - La descente entre les contraintes de la météo et de la sécurité

11/02/18 à 04:45 - Mise à jour à 04:47

Source: Belga

(Belga) L'annulation dimanche à cause du fort vent de la descente messieurs des Jeux olympiques de Pyeongchang, reprogrammée jeudi (11h00 locales, 03h00 françaises), souligne la priorité donnée à la sécurité et à l'équité sportive de la discipline la plus impactée par la météo.

C'est l'énième épisode de reports de descentes olympiques depuis l'introduction de la discipline reine aux Jeux d'hiver de 1948 à St Moritz (Suisse). "La descente, par la vitesse développée et les risques encourus, est de fait l'épreuve la plus impactée par le mauvais temps -vent, neige, brouillard, pluie-", a souligné Markus Waldner, directeur de course de la Coupe du monde masculine de ski, qui chapeaute les épreuves des JO. Les accidents mortels du Français David Poisson, lors d'un entraînement non-officiel, et du jeune Allemand Max Burkhart, en compétition, respectivement en novembre et décembre au Canada, ont rappelé la dangerosité de la descente. La météo des Jeux, très fiable, avait annoncé du vent sur la piste de Jeongseon de jeudi à lundi, avec un pic dimanche. Au profit d'une accalmie, le 3e et dernier entraînement avait eu lieu néanmoins samedi. Mais les services météorologiques avaient maintenu leur alerte pour dimanche, avec "un vent fort soufflant de 50 à 72 km/h". Vendredi après-midi, lors de la réunion technique des capitaines d'équipes, M. Waldner avait insisté sur la "priorité donnée à la descente en cas de report" et la nécessité d'une "course équitable courue depuis le haut", et non pas du départ de réserve du super-G comme lors du 2e entraînement. Le super-G masculin, initialement programmé jeudi, a donc été repoussé à vendredi 16 février (11h00 locales, 03h00 en Belgique), premier des trois jours de réserve du ski alpin. Plusieurs cadors de la vitesse devront donc enchaîner trois compétitions en quatre jours, le combiné étant maintenu à mardi 13 février. Un programme qu'ils ont l'habitude d'assumer en Coupe du monde. "On est habitués à ça, nous les descendeurs, assez régulièrement. Du coup, il ne faut pas perdre d'énergie. On va s'occuper, on va jouer aux cartes. On va faire un peu de sport et la journée va passer tranquillement. On vient de brancher la télé et on regarde du patin sur glace", a réagi le Français Brice Roger, un des outsiders à Jeongseon. Pour les épreuves de vitesse, les concurrents sont logés dans un hôtel confortable au bas de pistes, à une quarantaine de kilomètres du village des athlètes. "On a fait déjà trois jours sur la piste (trois entraînements, ndrl). Il faudra re-skier un petit peu, prendre l'air, faire du super-G", a ajouté le descendeur tricolore. (Belga)

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