JO 2016 - Philippe Gilbert: "Troisième au Mondial, c'est une déception, aux Jeux, un moment de fête"

04/08/16 à 00:55 - Mise à jour à 00:55

Source: Belga

(Belga) Samedi, parmi les grands moments des Jeux Olympiques, la course en ligne sur route de cyclisme masculin occupe une place particulière pour la Belgique. L'importance de la petite reine chez nous n'est plus à rappeler et même au niveau olympique avec un bilan 24 médailles (piste et route confondues, un record sur les 142 remportées) dont six d'or. La dernière remonte aux JO d'Athènes en 2004 avec le bronze d'Axel Merckx.

Philippe Gilbert était équipier du fils du grand Eddy à l'époque. "Axel avait été la chercher comme un grand. J'étais heureux d'être présent. C'est là qu'on se rend compte de l'importance d'une médaille. Quand on fait une médaille aux championnats du monde, c'est une grosse déception, aux JO c'est un moment de fête. C'est la grosse différence. La course olympique a un enjeu sportif énorme. C'est un résultat qu'on garde pendant quatre ans et même à vie. C'est particulier", estime le champion de Belgique qui va disputer ses 3es Jeux après aussi ceux de Londres. L'équipe du nouveau coach fédéral Kevin De Weert a reconnu le parcours de Rio et sa redoutable côte, mercredi. "La première partie de la côte, la plus longue du cicruit, va faire très mal. C'est très raide, c'est assez long, 4 km, avec des passages qui vont régulièrement 10% et parfois à plus de 18%. C'est une sérieuse montée. Ca n'existe pas en Belgique. On n'en trouve pas régulièrement de telles montées. C'est très exigeant." Evoquant la tactique de course, Gilbert poursuit: "Après la première partie du circuit, la course sera plus piégeuse, on pourra attaquer, suivre une attaque, avoir une course plus mouvementée. C'est mon souhait personnel." "A cinq on ne peut tout simplement pas contrôler la course. En 2012, à Londres, la Grande-Bretagne avait une équipe en or. Impossible de faire mieux et pourtant, ils ont été incapables de contrôler la course. Celle-ci sera ouverte jusqu'au bout." "Le favori ? Je crois que ce sera un grimpeur mais qui sait aussi descendre qui sera le favori. Nibali a préparé spécialement les Jeux en disputant le Tour de France en dedans. Il sait répondre présent dans les courses d'un jour ce que Froome n'a jamais fait", ajoute Philippe Gilbert qui n'a toujours pas voulu révéler le nom de sa nouvelle équipe l'an prochain. (Belga)

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