JO 2016 - Le quart de finale sera le match-clé pour les Red Lions

04/08/16 à 16:54 - Mise à jour à 16:54

Source: Belga

(Belga) La belle aventure de l'équipe nationale masculine de hockey aux Jeux Olympiques se poursuit. Après Pékin et Londres, les les Red Lions participent à Rio à leurs troisièmes JO consécutifs. Et cette année l'ambition du podium est un objectif clairement affiché. "La Belgique est passée du statut d'heureux participants à Pékin, il n'y a pas si longtemps, à celui d'être une des cinq ou six équipes candidates au podium", précise Shane McLeod, le coach néo-zélandais. "C'est sûr que si on ne remporte pas de médaille, nous serons très déçus", reconnaît John-John Dolmen, le capitaine du seul sport collectif belge présent au Brésil.

Cette année, le tournoi qui réunit toujours douze équipes a introduit des quarts de finale. Auparavant, il fallait absolument figurer parmi les deux premiers de sa poule pour avoir droit aux demi-finales. "Nous devons sortir des poules avec le meilleur classement possible pour nous donner les meilleures chances en quarts de finale. Le match des quarts (le dimanche 14) sera le match-clé, un match qu'on doit gagner. Si c'est le cas, on dispose alors de deux chances de monter sur le podium (via la finale ou le match pour le bronze)", ajoute l'ancien coach des Black Sticks néo-zélandais à Pékin et Londres avant de diriger avec succès les Waterloo Ducks. Placée dans le groupe A, la Belgique, 6e mondiale, rencontrera successivement la Grande-Bretagne (FIH 4) le 6, le Brésil (FIH 30) le 7, l'Australie (FIH 1) le 9, l'Espagne (FIH 11) le 11, et la Nouvelle-Zélande (FIH 8) le 12. "Notre poule est plus relevée que l'autre (Pays-Bas/2, Allemagne/3, Inde/5, Argentine/7, Irlande/12, Canada/15, ndlr). On débute par la Grande-Bretagne qui a le même niveau que nous. Une victoire ou un partage, nous mettrait en bonne position pour la suite", analyse McLeod. "Mais une défaite ne compromettrait rien", précise John-John Dohmen. "C'est mieux de la rencontrer en ouverture qu'en dernier match est d'être obligé d'avoir les trois points." "Le point négatif est le back-to-back en fin de poule contre l'Espagne et la Nouvelle-Zélande. Cette dernière aura un jour de récupération supplémentaire", ajoute McLeod. Le Champion's Trophy (10-17 juin) et le Masters de Düsseldorf (14-17 juillet) ont constitué les ultimes tournois de préparations. Outre l'élaboration de la sélection définitive, le premier a permis de rassembler des informations sur les adversaires et de mettre en lumière les faiblesses belges. Les six dernières semaines de préparation ont été consacrées en particulier à améliorer l'efficacité devant le but et notamment sur penalty-corner (pc). "J'ai un bon sentiment", confie Shane McLeod. "La confiance est là. Nous avons fait tout ce qu'il fallait. Le tournoi peut commecner. Nous avons livré de bon matchs d'entraînement ici à Rio contre le Canada (victoire 7-1), contre l'Argentine on est revenu les pieds sur terre (défaite 1-4), et notre belle victoire (3-2) contre l'Allemagne a boosté notre confiance. On ne pourrait pas être plus satisfaits." "Je crois que nous avons bien mis en place les tactiques et stratégies. Les joueurs savent ce qu'il faut faire au bon moment." Tout le monde s'accorde pour reconnaître que le remplacement du Néerlandais Jeroen Delmée par Shane McLeod, il y a dix mois a relancé les Red Lions. "C'est une équipe vraiment très très talentueuse, Dans la période qui a juste précédé mon arrivée, elle n'a pas évolué avec tout son potentiel", estime McLeod. "Elle jouait de manière robotique et prévisible. Aujourd'hui, elle évolue avec plus d'instinct, de plaisir et ce plaisir vient du défi que l'on s'est fixé. La liberté de pouvoir exprimer leurs capacités est aussi à l'origine de ce plaisir retrouvé." McLeod, qui a mené la Nouvelle-Zélande juge que "l'expérience aux JO est tellement importante. Savoir ce qui va se passer. C'est une expérience qui peut vous submerger surtout quand ce sont les premiers JO. Parfois pour certains joueurs, c'est trop grand pour eux. Il va falloir s'appuyer sur les joueurs clés dans les matchs importants (quarts, demi-finales) et partager la charge avec les joueurs de soutien dans les autres moments pour préserver de l'énergie". Quel adversaire faudrait-il éviter en quart? "Il y a dix mois (quand il est arrivé) j'aurais dit l'Allemagne, mais ce n'est plus l'équipe qu'elle était", juge le mentor des Lions. "L'Inde et l'Argentine (qui vient de gagner 4-1) seraient de bonnes équipes pour nous. En revanche les Pays-Bas, je préfèrerais ne pas les rencontrer avant les demi-finales ou la finale." (Belga)

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