Iseka, un départ qui en dit long

27/07/16 à 09:30 - Mise à jour à 26/07/16 à 15:05

Source: Sportmagazine

Le départ d'un des plus beaux joyaux de la formation anderlecthoise pose question quant à la politique sportive du club envers ses jeunes.

Iseka, un départ qui en dit long

Aaron Leya Iseka est prêté à Marseille jusqu'en fin de saison. © BELGA

Du côté de la direction anderlechtoise, on s'est régulièrement félicité ces dernières années de compter parmi les meilleurs jeunes d'Europe. Ces promesses sont censées incarner le label mauve et venir gonfler à moyen terme la trésorerie du club. L'arrivée de René Weiler semble avoir mis un frein à ce développement. Peu de temps après sa nomination, le nouveau coach suisse a tranché dans le vif renvoyant plusieurs joueurs dans le noyau B dont plusieurs jeunes jugés trop courts pour les rapides échéances (Samuel Bastien, Nathan de Medina, Andy Kawaya ou Aaron Leya Iseka). Weiler doit travailler dans l'urgence et a choisi de le faire avec un groupe restreint et expérimenté. Après le départ d'Aleksandar Mitrovic, Iseka était pourtant destiné à prendre la relève, à terme, après avoir brillé notamment en Youth League. Une lourde blessure, en octobre dernier, aux ligaments du genou est venue briser son élan. Revenu dans le parcours en fin de saison dernière, le frère cadet de Michy Batshuayi a choisi Marseille pour tenter de faire son trou. Un départ surprenant pour deux raisons: le contingent offensif anderlechtois est toujours aussi limité niveau joueurs et on peut se demander si Marseille est la meilleure destination pour gagner du temps de jeu à seulement 18 ans. Dans l'entourage d'Iseka, on estime que le choix est idéal car l'OM tente de faire peau neuve et donnera sa chance à plusieurs paris. Ce départ vers l'étranger doit aussi lui permettre de sortir de son cocon bruxellois. A Anderlecht, on dit vouloir développer la post-formation trop longtemps négligée mais ce transfert est un mauvais signal. Et même si ce prêt est sans option d'achat, on voit mal Iseka revenir un an plus tard au Sporting après avoir été poussé (indirectement) vers la sortie.

Par Thomas Bricmont

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