Glasgow 2018 - Triathlon - Les "Belgian Hammers", 3es du relais, veulent pouvoir frapper aux JO de Tokyo

11/08/18 à 22:20 - Mise à jour à 22:22

Source: Belga

(Belga) Samedi, le relais mixte belge a ponctué les championnats d'Europe de triathlon de Glasgow de fort belle manière. Les "Belgian Hammers" (les marteaux belges) Claire Michel, Jelle Geens, Valerie Barthelemy et Marten Van Riel ont pris la 3e place dans cette épreuve désormais inscrite au programme des Jeux Olympiques. La France s'est imposée au terme des quatre parcours de 300 mètres à la nage, 6,7 km en vélo et 1500 mètres à pied, effectués en alternance par une femme, un homme, une femme et un homme. Déjà sacrée championne du monde, elle devancé de 11 secondes la Suisse. Marten Van Riel, à l'issue du dernier relais belge, a coupé la ligne d'arrivée à 22 secondes après avoir repris 10 secondes dans la course à pied.

Pourtant la participation du troisième de l'épreuve masculine, la veille, n'avait été officialisée que cinq heures avant l'épreuve en raison d'une blessure au pied gauche. "Ce sont les signes avant-coureur d'une fracture de stress. Le médecin m'a dit vu la courte distance à courir qu'il n'y avait pas de problème. Mais maintenant je vais devoir m'abstenir de courir pendant deux ou trois semaines", a expliqué Van Riel qui quitte l'Ecosse riche de deux médailles de bronze. "Marten a décidé ce midi de prendre le départ et cela s'est avéré nécessaire pour obtenir la médaille de bronze. Quel magnifique résultat pour le triathlon belge cette 3e place en plus de celle de Marten la veille et des 5es places de Jelle Geens et Claire Michel". Nick Baelus était un coach ravi. "Ce résultat est très important en vue des JO de Tokyo. Pour être sélectionnée, la Belgique doit figurer dans le Top 7 du ranking mondial le 14 mai 2020. Il est établi en tenant compte des cinq meilleurs résultats réalisés sur deux années lors des principales compétitions. Nous avons terminé 4e en Coupe du monde à Edmonton. Cette 3e place va nous faire progresser de notre 15e place actuelle." "Je pense que j'ai pris la bonne décision de prendre le départ. Personne n'a fait pression sur moi", a ajouté Van Riel qui était à la lutte avec le Hongrois Mark Dévay jusqu'à la course à pied, quand la Hongrie a dû attendre 10 secondes à la suite d'une pénalité infligée à la première relayeuse pour mauvaise transition. "J'ai n'ai quasiment pas eu mal. Je suis très fier de cette équipe. Des deux médailles, celle de l'équipe est encore plus belle parce que le relais c'est sympa, ce format court, très indécis. Je pense que je suis meilleur sur le quart de triathlon mais l'entraînement n'est pas encore vraiment spécialisé." Claire Michel a assuré le relais initial et l'a transmis à Jelle Geens en première position après avoir tenté de durcir la course en vélo et à pied. "Après la course individuelle, je m'étais dit que je voulais être une athlète qui prend l'initiative et le contrôle de sa course. C'est ce que j'ai essayé de faire. Ce résultat, c'est un appel pour motiver les jeunes à se tourner vers le triathlon. Il nous manque des athlètes pour venir rejoindre les Hammers." "Ce n'est que l'an dernier que je m'entraîne comme athlète de haut niveau" a expliqué Jelle geens qui a fait jeu égal dans son relais avec le champion d'Europe le Français Pierre le Corre et terminé sa course en 2e position. Claire (Michel) et Valerie (Barthelemy) ne sont pas non plus impliquée à fond depuis tellement plus longtemps. Je pense que les "Belgian Hammers" vont encore progresser. Notre premier objectif sera de nous qualifier pour les Jeux de Tokyo. Dans deux ans nous serons encore bien meilleurs." A l'instar des relais d'athlétisme masculins et féminins d'athlétisme, celui de triathlon s'est choisi un surnom : les Hammers (marteaux). Ils effectuent aussi un geste mimant un coup de marteau de haut en bas avec le poing (Hammer Down). Valerie Barthelemy, qui a mis sa profession d'ingénieur entre parenthèse pour se consacrer à sa carrière de triathlète, a terminé le 3e relais en 3e position (à 39 secondes de la Suisse). Elle a donné une explication sur le choix de ce surnom: "Il symbolise notre éthique de travail. Nous travaillons dur. Nous ne sommes pas effrayés de prendre des risques. Marten l'a symbolisé dans son épreuve individuelle et aujourd'hui Claire aussi en terminant en tête." (Belga)

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