Enoh : " Tu ne peux pas avoir d'automatismes offensifs quand tous tes attaquants sont partis "

26/08/15 à 09:00 - Mise à jour à 25/08/15 à 17:28

Source: Sportmagazine

Le milieu de terrain camerounais ne s'étonne pas des difficultés du Standard à créer du jeu. Mais il rassure : la saison est encore longue.

Enoh : " Tu ne peux pas avoir d'automatismes offensifs quand tous tes attaquants sont partis "

Enoh félicité par ses coéquipiers après son but face à Zulte-Waregem lors de la 2e journée de Jupiler Pro League. © BELGA

Le début de saison du Standard est un peu compliqué. Comme il y a un an...

Eyong Enoh : Compliqué ? Tu trouves ?

Pas exceptionnel, j'ai envie de dire...

Enoh: Bah, des explications qui tiennent la route, il y en a ! L'équipe qu'on voit sur le terrain, ce n'est pas celle qui a terminé le dernier championnat, hein ! On a des difficultés pour créer du jeu, moi ça ne m'étonne pas. Tu ne peux pas avoir d'automatismes offensifs quand tous tes joueurs offensifs sont partis. C'étaient aussi les joueurs qui nous amenaient de la vitesse. Quand Geoffrey Mujangi-Bia n'était pas au top, on se doutait que Mehdi Carcela allait déranger l'adversaire. Quand Carcela ne le sentait pas, on savait qu'Imoh Ezekiel allait s'en charger. On savait d'où allait venir le danger, on était sûrs qu'il partirait d'un des quatre offensifs. Aujourd'hui, on se demande un peu d'où il va bien pouvoir démarrer. Il faudra un peu de temps pour qu'on trouve la finesse, la facilité à jouer vers l'avant comme on l'a parfois fait l'année dernière.

On peut être optimiste quand même ?

Enoh: La saison est longue, je n'aime pas trop regarder vers l'avant, j'aime regarder où on est... On a beaucoup de potentiel mais il faut gagner des matches pour que la confiance monte. Les choses se mettent automatiquement en place avec les victoires. Les défaites et même les nuls mènent au doute.

Dans un match comme à Mouscron, on n'a pas senti d'esprit de révolte.

Enoh : Ce sont les matches les plus compliqués. Il faut trouver la concentration pour des rendez-vous pareils. Tu joues Anderlecht, tu joues à la maison, pas de problème, l'envie sera là, tout le monde aura envie de jouer et de courir. Mais pour certains joueurs, aller à Mouscron, c'est un peu plus relax.

Quand tu es arrivé, on a dit que tu devais être le successeur de William Vainqueur. Pression ?

Enoh : Je ne regardais pas trop le championnat de Belgique avant de venir, et pour tout te dire, Vainqueur, je n'en avais jamais entendu parler. Je suis venu ici pour jouer au foot, pas pour remplacer Vainqueur ou un autre. Après, c'est le foot. Il y a des choses qui vont bien aller, des choses qui vont aller moins bien, des choses qui iront super bien...

Tu as vite pris deux cartes rouges, tu as été blessé, on a parlé d'un prêt en Suisse au mois de janvier, tu ne t'es pas dit que ça n'allait jamais marcher pour toi en Belgique ?

Enoh : Au début, c'est vrai que ça a été très compliqué. Je n'ai pas pu jouer directement parce que mon ancien club turc ne voulait pas donner les documents de transfert. Moi, dans ma tête, je voulais juste recommencer à jouer au foot ! Puis il y a eu ces exclusions et la blessure, mais ce sont des choses qui arrivent à un joueur. Tout ne sera pas toujours facile sur ton chemin... Dès que ça passe, c'est le passé...

Par Pierre Danvoye

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