"Ce ne sont pas des candidats mais des acteurs !"

21/04/17 à 10:00 - Mise à jour à 18/04/17 à 15:56

Source: Sportmagazine

Outre-Quiévrain, l'Hexagone se cherche un leader. Ce dimanche, le premier tour des élections présidentielles peut déjà lui fournir quelques éléments de réponse. Mais qu'en pensent les footballeurs français du Royaume ?

"Ce ne sont pas des candidats mais des acteurs !"

Le premier tour des éléctions présidentielles a lieu ce dimanche 23 avril. © PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

La Belgique compte plus de 100.000 Français expatriés. L'an passé, 75 d'entre eux foulaient les vertes pelouses de l'élite belge. Un chiffre record qui pose une question : ces derniers s'intéressent-ils aux fluctuations politiques de leur pays d'origine ? Pour pouvoir voter ce dimanche, plusieurs options se présentaient à eux. Pour ceux qui disposent encore d'un domicile en France ou résident de l'autre côté de la frontière, il leur fallait être inscrit sur une liste électorale. Ils peuvent ensuite se rendre dans leur bureau de vote attitré ou bien fonctionner par procuration en désignant un proche avant le 31 mars, concernant le premier tour. Pour les autres, domiciliés en Belgique, ils devaient s'inscrire sur les listes consulaires avant le 31 décembre dernier.

JULIAN MICHEL

" Je suis curieux de voir comment ça se passerait si Marine Le Pen était élue. Les gens la voient soit comme un monstre, soit comme quelqu'un d'anti-système. Mais elle vient elle aussi du système. Je ne pense pas que les Français soient vraiment prêts à tout chambouler. Ils regardent les débats pour passer le temps. Des débats de gens mis en examen, qui ont l'immunité parlementaire, qui ne respectent pas ceux qui les regardent. En fait, les Français ont les politiciens qu'ils méritent. Quand on regarde les débats, on ne voit pas des candidats, on voit des acteurs. Au lieu de présenter leur programme, ils tombent dans des représentations théâtrales. Et encore, parler de théâtre, ça reviendrait à trop les respecter. Pour moi, c'est un petit spectacle. Exactement comme au foot. "

DAMIEN MARCQ

" L'abstention, c'est le meilleur moyen pour que le FN arrive au pouvoir. On ne peut pas se plaindre si on ne vote pas. Mais la classe ouvrière, qui préfère le discours de Marine Le Pen, ne se sent peut-être pas assez représentée. Je suis fils d'ouvriers. J'ai vu mon père se lever à trois heures du matin tous les jours. Ce n'est pas la même chose que d'être assis derrière un bureau... Mais ce sont toujours les mêmes têtes qui reviennent. Les gens sont lassés de voir Fillon leur dire de se serrer la ceinture alors qu'il va se faire offrir des costumes à 13.000 euros. C'est ce qui fait monter les extrémismes."

YOHAN BOLI

" Ce n'est pas le rôle d'un footballeur d'aller mettre en avant ses opinions politiques. Chacun fait ses choix. Mais si Marine Le Pen est au second tour, je pourrais être amené à prendre position et inviter les gens à voter contre elle. Ça fait quatre ans que je suis en Belgique. L'élection ne me touchera pas directement, ça ne me fera rien. Mais je pense à ma famille. Ça fait longtemps qu'elle est en France et, pour nous, Le Pen représente clairement un danger. "

BENOÎT POULAIN

" Aujourd'hui, c'est compliqué de s'identifier à quelqu'un. Les plus jeunes n'y arrivent plus. Je pense que la politique est plus intéressante à une échelle plus petite. Avec l'omniprésence des médias, on sait tout sur tout. Que ce soit pour Fillon, pour Le Pen ou même pour Macron, il y a des casseroles pour tout le monde. La plupart des idées peuvent être recevables, tout dépend de la manière dont elles sont prononcées et par qui elles sont incarnées. "

Par Nicolas Taiana

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré aux footballeurs et aux élections présidentielles françaises dans votre Sport/Foot Magazine

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