"C'était l'un des meilleurs arrières droits de Ligue 1"

29/06/16 à 10:00 - Mise à jour à 28/06/16 à 13:41

Source: Sportmagazine

Arrivé sur la pointe des pieds à Anderlecht, Dennis Appiah était pourtant devenu une valeur sûre de l'autre côté de la frontière.

"C'était l'un des meilleurs arrières droits de Ligue 1"

Dennis Appiah avec Caen en Ligue 1. © Jean Paul Thomas / Icon Sport

Dans les vestiaires du stade Malherbe, à Caen, Dennis Appiah était surnommé "la machine." Un sobriquet hérité de ses 3.420 minutes passées sur les prés de Ligue 1 cette saison, soit l'intégralité des 38 rencontres du championnat. Signe qu'au fil des années, le latéral droit débarqué en Normandie en 2013 - en même temps qu'un certain N'Golo Kanté - est devenu une valeur sûre.

A son arrivée à Caen, Appiah est présenté par le directeur sportif Alain Caveglia comme "un défenseur moderne, dur sur l'homme et pas embêté avec ses pieds." Le Franco-ghanéen sort alors d'une saison difficile à Monaco, barré par les acquisitions du nouveau propriétaire russe qui n'avait pas regardé à la dépense pour ramener le Rocher en Ligue 1. Dans la Principauté, Dennis a pourtant remporté la prestigieuse Coupe Gambardella avec la "génération 92", emmenée par Layvin Kurzawa (aujourd'hui au PSG) et Yannick Carrasco. Appiah, international chez les jeunes français, était alors arrière central et capitaine.

Positionné dans le couloir droit à Caen, il progresse en même temps que son club, qui souffre au début de la saison 2014-2015 avant d'assurer le maintien en fin d'exercice. "Ses progrès ont vraiment été constants", affirme Luc Hagege, qui suit alors les Caennais pour le journal L'Equipe. "C'est un latéral offensif moderne, très complet, qui est parvenu à masquer ses défauts dans le replacement défensif au fil des matches, au point de devenir l'un des meilleurs latéraux droits de Ligue 1 à un poste où la France n'est pas très bien pourvue."

Critiqué pour ses montées intempestives et ses centres mal calibrés lors de la mauvaise période caennaise, Appiah a énormément travaillé pour gommer ces points faibles et compléter sa palette de latéral du XXIe siècle. "C'est un joueur tonique, et incroyablement costaud physiquement", reprend Hagege. "Ces derniers mois, sa progression a été fulgurante. D'ailleurs, il intéressait aussi des clubs français et la Premier League. À trois millions, Anderlecht fait vraiment une très bonne affaire."

Par Guillaume Gautier

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