Brys : "C'est de plus en plus difficile de quitter la D1B. Nous devons réussir maintenant!"

09/03/18 à 10:00 - Mise à jour à 06/03/18 à 16:03

Le Beerschot Wilrijk a remporté une victoire prometteuse 1-0 sur le Cercle Bruges. L'entraîneur anversois estime que ses ouailles méritent la D1A.

Brys : "C'est de plus en plus difficile de quitter la D1B. Nous devons réussir maintenant!"

Marc Brys © BELGA

Vous avez déjà entraîné deux fois en D1 et gagné la coupe avec l'ancien Germinal Beerschot. Quelle est la principale différence entre le club de 2003, 2006 et l'actuel ?

Je citerai d'abord un point commun : le nombre de supporters n'a jamais changé. Avec toutes leurs caractéristiques : leur feu, leur cynisme, leurs sarcasmes, leur besoin de football académique... Tout est resté identique. Pour ce qui est du terrain, il est difficile de comparer les générations. Je constate toutefois que la formation actuelle a la volonté d'intégrer la D1A.

Quelle est la différence entre le Marc Brys de D1 au Germinal Beerschot, à Mouscron, à Malines et l'entraîneur de maintenant ?

L'expérience. Travailler à l'étranger m'a conféré un autre regard sur mon métier. Au début, j'étais obsédé. Je m'occupais de tout, je voulais tout maîtriser jusque dans les moindres détails. J'ai compris que ça ne fonctionnait qu'à très court terme et que ça n'était pas très rentable. Mes méthodes d'entraînement et mes idées n'ont pas changé mais nous suivons l'évolution du football. Mon staff technique, avec Issame Charai et Bram Verbist, est devenu une équipe. Nous sommes souvent ensemble au bureau de sept à vingt heures. Nous réfléchissons et discutons énormément.

Indépendamment du douzième homme, en quoi le Beerschot Wilrijk peut-il apporter une plus-value à la D1A ?

Ce club reste un produit très sexy, par son cachet et son rayonnement. Rien qu'avec ça, il constitue un plus pour l'élite. Mais aussi par son style de jeu. Personne, ici, n'accepterait que nous évoluions défensivement ou que nous soyons attentistes. Si nous remportons les barrages, nous serons confrontés à une longue période d'inactivité. C'est une lacune du système. Nous avons prévu un scénario pour ce cas de figure, de même que nous avons déjà concocté un programme spécifique de préparation pour la saison suivante.

Vous avez vraiment développé le meilleur football de D1B ?

Je pense que oui. Nous avons délibérément atteint notre pic de forme pour remporter la première tranche. Nous l'avons fait avec un jeu frais et dynamique. Nous avons atteint un niveau élevé et avons toujours fait jeu égal avec les autres candidats à la montée mais nous avons été dans le rouge à un moment donné. Nous avons sciemment pressé les joueurs comme des citrons. Ensuite, nous avons été confrontés aux limites de notre noyau. Le nombre de blessures a montré qu'il avait atteint les frontières de ses possibilités. Nous avons adapté la charge de travail pour éviter toute fatigue supplémentaire mais les joueurs sont très motivés à l'idée de franchir un palier supplémentaire. Hernan Losada et Mohamed Messoudi veulent prouver qu'ils ont quitté l'élite trop tôt. Nous avons des joueurs talentueux et ambitieux comme Alexander Maes et Jan Van den Bergh mais aussi des éléments chevronnés comme Tom Van Hyfte, Arjan Swinkels et Joren Dom.

Si vous échouez et que vous vous retrouver en PO2, le Beerschot Wilrijk ne va-t-il pas perdre son enthousiasme ?

J'ai horreur du scénario des PO2. C'est un challenge incroyable pour le troisième et le quatrième de D1B mais pas pour nous. Ça risquerait d'être difficile. Nous visons la promotion. Nous serions terriblement déçus d'échouer. Il devient de plus en plus difficile de quitter la D1B. Nous devons donc réussir maintenant, sans penser aux issues négatives. Nous sommes plein d'espoir mais nous restons quand même sur nos gardes. Le titre nous soulagerait. Ce serait unique, avec une fête grandiose au Kiel. Je pense que je serai très heureux si nous montons car ce club et ce groupe le méritent.

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