Berrier: "On me juge sur ma tête de con"

22/03/17 à 10:30 - Mise à jour à 21/03/17 à 15:25

Source: Sportmagazine

C'est très chouette quand P'tit Franck est libéré sur le terrain. Et quand il se lâche devant un enregistreur, c'est super sympa aussi. Non, ce " tête de con " n'est pas un fake. Il l'a bien dit. Deux fois.

Berrier: "On me juge sur ma tête de con"

Franck Berrier et sa "tête de con". © BELGA

Franck Berrier, il faut avoir la chance de le choper à un bon moment. Parfois, clairement, il n'a pas envie de s'épancher. Il déambule avec la tronche de celui qui trouve et fait sentir qu'on doit lui foutre la paix. À d'autres instants, c'est Berrier-la-crème : disponible, souriant, détendu. Avec l'envie de mettre l'une ou l'autre chose au point. Ça tombe bien, on le rencontre un jour où il est prolixe. Vas-y Francky.

Tu détestes les interviews et tu es ici parce que le club t'a demandé d'y être, c'est ça non ?

FRANCK BERRIER : Pas du tout. Quand tout est bien organisé, ça ne me dérange pas de donner des interviews. Pas de souci. Au contraire même, j'aime ça. Si je peux dire les choses comme je les pense et si ce n'est pas déformé, je suis souvent partant.

Mais on t'entend très peu en radio et on te voit très peu en télé.

BERRIER : Là, c'est différent. Les mises en scène, les studios et tout ça, non, ce n'est pas mon truc. On me l'a proposé plein de fois... j'ai refusé plein de fois.

On te voit rarement sourire...

BERRIER : Demande aux autres joueurs, si je ne souris pas ! Ceux qui disent ça, c'est ceux qui ne me connaissent pas.

Tu as souvent l'air crispé, à la limite malheureux !

BERRIER : Tu te trompes. Mais je sais que j'ai une réputation dans le milieu. J'ai déjà entendu que j'avais un caractère de merde, on a dit que je mettais la merde dans le vestiaire. Mais ce n'est jamais arrivé. Jamais. En fait, on me connaît très mal et je pense que ça a joué sur ma carrière. Je pense que certains bons clubs ont eu peur de me prendre parce qu'ils craignaient que je foute la merde.

Comment tu expliques ça ?

BERRIER : C'est vrai que quand tu me vois, j'ai une tête de con.

Pardon ?

BERRIER : Ben c'est vrai ! Quand tu me vois, j'ai une tête de con. Si on ne me parle pas, je ne vais pas vers les gens. Je ne suis pas souriant avec les gens que je ne connais pas, je ne cherche pas à l'être, je n'essaie pas de me faire des amis, je ne cherche pas à me rapprocher des supporters. Dès que l'entraînement est fini, je monte dans ma voiture et je rentre chez moi.

Francky sans filtre

" Je cherche toujours à être 15 fois décisif par saison, en buts ou assists. J'en suis à 10, je suis dans les temps. "

" Ostende champion ? Impossible. Ça ne nous a jamais traversé l'esprit. "

" Quand j'ai quitté Zulte Waregem, je voulais aller plus haut, donc c'est sûr qu'Ostende n'était pas ma priorité. Maintenant, je me dis que j'ai fait le bon choix parce que tout nous réussit depuis quatre ans. "

" Ostende a un président bling bling mais une équipe qui ne l'est pas du tout. "

" Un numéro 10 à l'ancienne, c'est un 10 qui ne bouge pas trop, qui connaît sa zone par coeur, qui n'est pas spécialement rentre-dedans et qui fait la différence de temps en temps. Donc, oui, j'ai été un 10 à l'ancienne. J'étais dans le périmètre, je ne travaillais pas plus que ça. Mais j'ai dû évoluer, apprendre à travailler, à reculer. C'était ça ou ne plus jouer. Je prends moins de plaisir mais je joue ! "

Par Pierre Danvoye

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