Belfodil, stop ou encore ?

25/07/17 à 16:02 - Mise à jour à 16:00

Source: Sportmagazine

L'Algérien a été un sujet de conversation permanent durant la préparation du Standard. Ça devient une habitude.

Belfodil, stop ou encore ?

Ishak Belfodil (au centre) avec Edmilson Junior (à gauche) et Christian Luyindama (à droite). © BELGA

"On savait que Ricardo Sa Pinto ne serait pas facile à vivre au quotidien mais cela ne me pose aucun problème" : une formule choc d'Olivier Renard dans la presse du week-end dernier. On connaissait le personnage, on savait ce qu'il risquait fort d'apporter à Liège : des exigences élevées, des coups de gueule, des coups de sang. C'est confirmé entre-temps.

On lui demandait aussi d'apporter du jeu et des résultats. Il le fait, et le Standard va commencer le championnat en ayant réussi une bonne préparation. Elle s'est terminée à Metz sur un nul, 1-1, avec ce qui pourrait être l'équipe type. But liégeois par Ishak Belfodil. Un clin d'oeil car, parmi les titulaires, c'est lui qui semble avoir le plus de chances de ne plus être chez nous en septembre.

Rien n'a changé pour lui depuis janvier et son transfert avorté à Everton : l'Algérien a toujours des envies d'ailleurs, d'une meilleure compétition et d'un plus gros salaire. Dès son arrivée, il avait dit que le Standard devait être un nouveau tremplin pour lui, et son raisonnement n'a pas changé dans l'intervalle.

Quand Olivier Renard dit "Il y aura encore des départs", il pense probablement à Belfodil. Quand il est bien dans sa tête, comme lors de ses premiers mois au Standard, il est une vraie plus-value pour notre championnat. Mais quand il s'imagine ailleurs, comme pendant la deuxième partie de la saison passée, on ne le reconnaît plus. La direction le sait. Et c'est pour ça qu'elle a préparé un plan B, en cas de départ de l'Algérien.

Ce plan B, qui consisterait à rapatrier Bryan Ruiz, est-il réaliste ? Le Costaricien va avoir 32 ans mais c'est toujours du lourd. La preuve ? En janvier, il a été élu meilleur footballeur d'Amérique du Nord, d'Amérique Centrale et des Caraïbes. Pour ses prestations avec son équipe nationale (éliminée ce week-end en demi-finale de la Gold Cup par les Etats-Unis, avec Ruiz dans l'équipe et capitaine) et aussi pour ce qu'il a montré avec le Sporting Lisbonne.

A Lisbonne, justement, le coach Jorge Jesus ne semble plus trop compter sur lui. C'est revenu aux oreilles de Sa Pinto, qui a mandaté Orlando Sá pour le convaincre de revenir en Belgique, 11 ans après ses débuts à Gand. Ruiz et Sá se connaissent pour avoir été coéquipiers à Fulham, et ils sont restés en contact.

Pour revoir l'artiste du Costa Rica, il faudra donc que Belfodil trouve un nouveau point de chute. Et ensuite que le Standard s'aligne financièrement sur les exigences du Sporting Lisbonne et de Ruiz. Ce ne sont pas tellement les exigences du club portugais qui devraient faire capoter l'affaire. Par contre, Ruiz empoche près d'un million net par saison à Lisbonne et il est aussi dans le viseur de clubs hollandais, grecs et turcs. Il aurait aussi des touches au Moyen-Orient. Impossible de rivaliser s'il a une attirance pour une compétition pareille.

Par Pierre Danvoye

Nos partenaires