Anastasiou: "Zlatan me considérait comme un père"

11/05/17 à 12:00 - Mise à jour à 12:05

Source: Sportmagazine

Récemment nommé entraîneur de Courtrai, Yannis Anastasiou a passé une bonne partie de sa carrière de joueur puis de coach aux Pays-Bas, ce qui lui a permis de nouer des liens avec un certain Zlatan Ibrahimovic.

Anastasiou: "Zlatan me considérait comme un père"

Yannis Anastasiou sera le coach de Courtrai la saison prochaine. © VI IMAGES / Jeroen Putmans

Joueur, Yannis Anastasiou est resté vingt mois à Anderlecht, où on garde de lui le souvenir d'un brave type, un joueur collectif qui se fondait parfaitement dans le groupe, était un exemple sur le terrain comme dans le vestiaire, qui disait ce qu'il pensait mais était toujours animé de bonnes intentions. Quelqu'un qui aidait les jeunes étrangers, aussi, comme il le fit avec Alin Stoica à Bruxelles ou Zlatan Ibrahimovic à Amsterdam.

" Il faut toujours se demander d'où viennent ces jeunes ", dit-il dans le bureau qu'il occupe au Parkstad Limburg Stadion de Roda JC Kerkrade, son club actuel. " Stoica a grandi au sein d'une dictature, Zlatan était enfant lorsqu'il a fui la Bosnie pour la Suède avec ses parents. Il a dû faire ses preuves dans un tout nouvel environnement. Quand on connaît leur passé, qu'on sait ce qu'ils ont vécu, on parvient à mieux les comprendre. Nous ne devons pas oublier que les joueurs sont des êtres humains comme les autres et que chacun a son mode de fonctionnement. "

Il veut dire par là que, pour pouvoir collaborer avec les gens et en tirer le meilleur rendement, mieux vaut savoir comment les aborder. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui le people management. " Au départ, Zlatan ne se sentait pas apprécié à l'Ajax ", dit-il. " C'est typique des Pays-Bas et de la culture de l'Ajax : on y est très critique. Cela peut vous aider à devenir plus fort mentalement mais pour les joueurs étrangers talentueux, c'est parfois difficile.

Zlatan me considérait comme un père. Lorsque la Juventus l'a approché, il m'a invité à manger et m'a demandé mon avis. Je lui ai répondu que c'était le moment de faire un pas en avant : Quel est ton objectif ? Être le meilleur ici ? Tu l'es déjà ! Ou montrer que tu peux devenir le meilleur des meilleurs, ce dont je te crois capable ? Lors de sa première saison à Paris, je suis allé lui rendre visite. Avec Maxwell, il a fait en sorte que je puisse faire un stage au PSG avec Ancelotti. Et lorsque j'entraînais le Panathinaïkos, Stoica a passé une semaine avec moi pour se remettre en forme. "

Par Christian Vandenabeele

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