Adieu BeNe League, bonjour Superleague!

16/04/15 à 11:05 - Mise à jour à 11:04

Source: Sportmagazine

A l'annonce de la fin de la BeNeleague en décembre dernier, la Fédération Belge s'est très vite retournée pour mettre sur pied une nouvelle compétition. Analyse des grandes lignes avec Cécile de Gernier, joueuse du Standard Femina.

Adieu BeNe League, bonjour Superleague!

© BELGA

Après seulement trois saisons d'existence, la Women's BeNe League, qui permettait aux meilleurs clubs belges et hollandais de s'affronter, tire sa révérence, à cause d'une remise en question du financement de cette compétition du côté de la fédération hollandaise. Une nouvelle qui a été difficile à avaler pour les joueuses belges.

"Pour nous, la BeneLeague était certainement la solution idéale. Malheureusement ça ne continue pas donc il a fallu se retourner et expérimenter pour trouver la formule la plus optimale possible. De toute manière, ça ne peut pas être pire qu'avant la BeneLeague. Il y a eu un vrai progrès effectué avec cette compétition."

Et la solution trouvée s'inscrit parfaitement dans la lignée de ce qui a été proposé aux hommes depuis quelques années. Huit équipes s'affronteront dans un championnat classique de 14 journées. A l'issue de cette première phase, les quatre premières seront versées dans des Playoffs1, les quatre suivantes dans les Playoffs 2. Avant le début de ces mini-championnats, les points seront divisés par deux !

"Je pense que c'est peut être un bon système pour promouvoir les affiches et pour redonner l'envie aux gens de venir nous voir. C'est vrai qu'ici avec la BeneLeague, on jouait contre l'Ajax ou le PSV par exemple. Ici, on pourra promouvoir des affiches comme Standard - Anderlecht ou Standard - La Gantoise. Après il faudra voir à l'application si ça ne nuit pas aux quatre équipes qui sont en Playoffs 2."

En BeNe League, seulement six clubs belges participaient : Le Standard, Anderlecht, Lierse, La Gantoise, OHL et enfin Bruges, qui a d'ores et déjà annoncé son intention d'arrêter de financer une équipe féminine. Cela laisse donc 3 places dans ce futur championnat. Mais pour y participer les prétendants devront répondre à une série de critères afin d'obtenir une licence. Un système mis en place dans la continuité de la BeNe League, sous laquelle les clubs belges ont fait un énorme bond en avant.

"En BeNe League, il fallait avoir un entraineur possédant le diplôme UEFA A, un terrain avec tribunes, et des installations correctes quoi. Toutes des petites choses qu'on ne demandait pas aux clubs avant cette compétition, et qui ont rendu le championnat plus attractif pour le public et les médias. C'est grâce à ça que les clubs se sont professionnalisés, les clubs ont pris conscience de l'importance de la formation. Les jeunes qui arrivent maintenant en équipe A sont suivies médicalement, physiquement, ... A l'époque, on apprenait sur le tas."

Sportivement par contre, reste à voir si le championnat en vaudra vraiment le coup. Depuis l'entrée en BeNe League, le Standard semble sur une autre planète que ses concurrents du royaume. Et les grosses écuries que sont censées être Anderlecht ou Bruges ne semblent pas particulièrement être suivies par leur direction.

"Nous on ne demande pas mieux que les gros clubs investissent... Bruges avait une équipe, ils ont décidé d'arrêter et pourtant ils ne manquent pas de moyens... Je préfère être soutenue par un petit club plutôt que par un club qui n'a pas du tout envie d'investir dans un sport de filles. A Anderlecht c'est pareil, on leur offre toutes les infrastructures, les maillots, ... mais il n'y a jamais un dirigeant du club qui est venu les voir. C'est dommage parce que ce sont des grands clubs et on a besoin du nom Anderlecht pour évoluer. C'est vrai que ça sera difficile pour la SuperLeague de se développer avec des noms comme le Lierse ou OHL. Maintenant, quand on prend l'exemple du Lierse qui est la deuxième meilleure équipe belge pour l'instant, comme Bruges arrête, il y a 4-5 joueuses qui vont débarquer là-bas, dont des internationales. L'équipe va donc encore se renforcer. Et je pense que le fait de n'avoir que huit équipes permet que les meilleures se retrouvent dans tous ses clubs là, qui sont motivés. Je ne suis pas sûre que le Standard vaincra si facilement que ça."

En attendant juillet 2015 pour l'entrée dans cette nouvelle compétition, le Standard est pleinement concentré dans la fin du championnat de BeNe League. Après deux saisons terminées à la deuxième place, les liégeoises semblent bien parties pour écrire enfin leur nom au palmarès de cette éphémère, mais non moins prestigieuse, compétition.

Julien Brogniet

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