Marc Degryse
Opinion

04/04/16 à 15:00 - Mise à jour à 15:37

A Anderlecht, le tifo était le meilleur moment du match

Pour Marc Degryse, le chroniqueur de Sport/Foot Magazine, les PO1 ont commencé en mode mineur.

A Anderlecht, le tifo était le meilleur moment du match

Le tifo des Mauves face à Genk. © BELGAIMAGE

Ce premier week-end de play-offs a été un peu décevant. Les trois candidats au titre n'ont pas affiché un niveau suffisant, et la qualité n'était pas vraiment au rendez-vous non plus chez leurs adversaires. Personne ne m'a franchement convaincu.

À Anderlecht, par exemple, le tifo déployé par les supporters était le meilleur moment du match. J'ai discuté avec le président Roger Vanden Stock après la rencontre, et il était très fier de son public. Dans les tribunes, on a vu la classe du club. Sur le terrain, par contre, l'absence de quatre titulaires s'est fait ressentir : cette équipe manquait cruellement de qualité, surtout offensivement. Ibrahima Conté est décevant dès qu'on approche du rectangle, et Filip Djuricic semble toujours à court de forme et n'arrive jamais à être décisif. C'était un match qui aurait dû se terminer par un 0-0, car le niveau était insuffisant de part et d'autre.

Le Sporting est parvenu à prendre trois points nécessaires, mais son niveau de jeu doit s'améliorer assez vite, parce qu'il faudra reprendre cinq points à Bruges en neuf matches. Anderlecht devrait retrouver le niveau affiché contre Bruges, Monaco ou Tottenham. Mais pourront-ils le faire ? J'en doute...

Gand a dominé la première période face à Zulte Waregem, mais sans se créer d'occasions. C'était mieux après le repos, notamment grâce à Mbark Boussoufa qui a été l'un des rares points positifs de la soirée par sa volonté de faire la différence.

La situation des Buffalos est incarnée par un Laurent Depoître remplacé après une heure décevante et critiqué par son coach pour sa prestation. Il a souffert de quelques petites blessures, mais Gand aura besoin des hommes qui lui ont offert le titre et les huitièmes de la Ligue des Champions à leur meilleur niveau pour réussir le doublé. Être privé de Brecht Dejaegere est déjà un coup dur. D'autant plus que les renforts du mois de janvier, à part Boussoufa, n'apportent pas grand-chose. Lucas Deaux est une déception. On n'a pas encore vu un grand match de sa part.

Sans Stefan Mitrovic, la défense gantoise a aussi semblé moins solide que d'habitude. Rami Gershon et Lasse Nielsen n'étaient pas vraiment présents face aux attaquants de Zulte Waregem, qui a décroché un point finalement mérité. Après le match, Hein Vanhaezebrouck a une nouvelle fois visé l'arbitre, mais son équipe n'a pas presté à un niveau suffisant. Il devra trouver la solution rapidement car les Gantois ne peuvent pas être battus à Bruges.

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La réaction de Michel Preud'homme était ridicule.

Ce sont les Brugeois qui ont fait la meilleure affaire. Trois points en déplacement, ce qui était leur point faible lors de la phase classique, alors qu'ils ont été rapidement réduits à dix. La carte rouge de Benoît Poulain était indiscutable. Le joueur dira toujours qu'il n'avait pas l'intention de blesser son adversaire, mais c'était quand même un tacle dangereux. La réaction de Michel Preud'homme était ridicule, tant elle était disproportionnée. Le Club ne peut certainement pas se plaindre de l'arbitrage, car Jordan Lukaku aurait dû hériter d'un penalty sur la faute de Bjorn Engels.

Sur le terrain, Bruges a su rester calme. L'entame de match était bonne, ils avaient le match en mains et n'ont pas connu beaucoup de difficultés une fois réduits à dix. Faire reculer Timmy Simons en défense centrale était une bonne décision, car lancer un Brandon Mechele en manque de rythme et pas toujours irréprochable aurait été plus risqué. Il faut aussi dire qu'Ostende a été décevant : j'ai vu beaucoup de doutes dans leur jeu, peu d'occasions franches et un manque de pression sur l'adversaire. Le contexte ne les aide pas, parce qu'il y avait plus de supporters de Bruges que d'Ostende dans le stade de Roulers, mais on n'a pas revu l'équipe séduisante de la phase classique. C'est un peu le résumé de ce début de play-offs : personne n'a montré son meilleur visage.

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