Praet : "Je suis fier d'être belge"

07/11/17 à 17:00 - Mise à jour à 16:45

Source: Sportmagazine

Dennis Praet a le vent en poupe en Italie. Cette saison, il est devenu un des hommes forts de la Sampdoria et La Gazzetta dello Sport le considère même comme un des cinq meilleurs médians de Serie A. Sa longue absence au sein du noyau des Diables Rouges lui reste cependant sur l'estomac.

Praet : "Je suis fier d'être belge"

"Quand on joue dans un club bien classé en championnat d'Italie et qu'on fait partie des meilleurs chaque semaine, on doit entrer en ligne de compte pour l'équipe nationale." © BELGAIMAGE

Dennis Praet à propos...

...de sa non-sélection pour les amicaux face au Mexique et au Japon : "On peut dire que c'est une grosse déception. Je livre une bonne saison, la Sampdoria est sixième et devance des équipes comme la Fiorentina, l'AC Milan ou Torino. En plus, quelques Diables Rouges sont blessés. J'espérais donc être appelé. C'était maintenant ou jamais. Ces deux matches amicaux constituent pratiquement les dernières occasions pour le sélectionneur de procéder à des essais. Pour celui qui n'est pas repris maintenant, la Coupe du Monde s'éloigne. Au début de la saison dernière, le sélectionneur est venu me voir. Du moins, c'est ce que j'ai lu car je ne l'ai pas rencontré personnellement. Que je sache, cette saison, il n'est pas venu. C'est dommage. Je suppose qu'il me suit de loin.".

...de la concurrence à son poste chez les Diables : "OK, dans l'entrejeu, Martinez a l'embarras du choix. La concurrence à mon poste est très forte. Mais tout de même : quand on joue dans un club bien classé en championnat d'Italie et qu'on fait partie des meilleurs chaque semaine, on doit entrer en ligne de compte pour l'équipe nationale. Soit, je suis déjà content qu'il (Martinez, ndlr) se soit exprimé en termes positifs à mon égard."

...de la déclaration de son père qui a dit, en rigolant, qu'il devait songer à se faire naturaliser italien : "Sans doute que certains pays européens seraient heureux de me compter parmi leurs rangs mais je ne pense pas à jouer pour un autre pays. Je suis fier d'être belge. J'ai juste la malchance de faire partie d'une génération de joueurs qui évoluent pratiquement tous dans de grands clubs étrangers. Oui, parfois, je râle. Il y a dix ans, un joueur d'un bon club italien aurait toujours été sélectionné."

...du niveau de la Serie A : "Je ne sais pas comment le sélectionneur considère la Serie A mais c'est l'un des trois meilleurs championnats d'Europe. Ici, on ne se promène pas sur le terrain et de nombreux Belges ont eu l'occasion de le constater par le passé. Au départ, j'ai eu des difficultés à m'imposer, moi aussi. Pour la première fois de ma carrière, je n'étais pas titulaire indiscutable. Finalement, j'ai tout de même disputé 33 matches, ce qui est bien. Je sais que je n'ai pas livré une super-saison mais pas une mauvaise non plus. Il y a des joueurs qui se sont moins bien débrouillés pour leur première saison en Italie. C'est pourquoi je n'ai jamais déprimé."

Par Alain Eliasy

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