12/03/15 à 15:26 - Mise à jour à 15:35

Paris à l'envie, Chelsea sans génie

Le football est loin d'être une science exacte. Le match d'hier nous l'a encore prouvé. Lâchés par les médias et les statistiques avant le coup d'envoi, on ne donnait pas cher de la peau des Parisiens. C'était sans compter sur le coup de pouce de l'ami José. Et l'envie de se transcender du PSG.

Paris à l'envie, Chelsea sans génie

Les Parisiens exultent, ils ont contré le "boring Chelsea" de Mourinho. Hazard, discret hier soir, n'a pas su guider les siens vers les quarts de finales. © BELGAIMAGE

Après avoir ramené le match nul au Parc des Princes, Chelsea savourait. Avec le sentiment du devoir accompli, José s'est laissé aller à son jeu favori; la provocation. En évoquant le dernier match de championnat des Parisiens face au RC Lens, il avait déclaré que ses entrainements étaient plus intensifs que cette joute de Ligue 1. Mourinho qui fait du Mourinho, en somme. Mais alors, que penser de ces déclarations au vu de la qualification historique du PSG ? Mourinho a-t-il oublié qu'il y avait encore une manche retour ? Quand on voit le jeu affligeant proposé par Chelsea, alors qu'ils sont dotés d'artistes comme Hazard, Willian ou Oscar, on est en droit de se demander en quoi José serait si "spécial" qu'on veut nous faire croire. Oui c'est un grand tacticien, oui c'est un meneur d'hommes hors pair. D'habitude, ses joueurs sont prêts à aller au feu pour lui. Mais hier, il semblerait que le "special one" n'a pas su trouver la solution pour enflammer ses ouailles. Ce Chelsea made in Mourinho était triste, sans envie, sans génie. C'était le grand retour du "boring Chelsea" : bloc équipe compacte, peu de risques, pas de folie. Tout l'inverse du PSG londonien de Laurent Blanc.

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Ce qui devait être une promenade de santé pour les blues s'est transformé en un marathon de l'envie pour Paris.

Après l'expulsion de Zlatan, les blues ont posé le pied, laissé l'initiative aux Parisiens. Impensable quand vous jouez devant vos couleurs et en supériorité numérique. Ce qui devait être une promenade de santé pour les blues s'est transformé en un marathon de l'envie pour Paris. Menée au score par deux fois, l'équipe du "Président" ne baissera jamais les armes. Mieux, les Parisiens ont fait preuve d'un caractère à toute épreuve, obligeant le géant Courtois à sauver les meubles à plusieurs reprises. En regardant ces dix Parisiens décomplexés dans le jardin de Chelsea, on avait l'impression qu'ils savaient. Ils savaient que la pugnacité l'emporterait sur la morosité. Avec cette victoire, Laurent Blanc a pris de la bouteille. Aux yeux de tous, il a triomphé de 10 défenseurs, d'un Courtois des grands soirs et même d'un arbitre (!), le tout dans le stade de Stamford Bridge, souvent réputé imprenable. Ce matin, il y a au moins un Président qui fait l'unanimité en Hexagone.

C'est pour ce genre de scénarios, de missions impossibles que nous aimons ce sport. A l'image du match retour des 8e de Shalke face à l'ogre madrilène, on aime croire, espérer, qu'un outsider prenne le dessus sur le favori du jour. Au moins une fois de temps en temps. Alors oui, Paris s'est qualifié sans gagner et Chelsea est éliminé sans perdre. Mais en voyant la physionomie des deux matchs, c'est clairement le PSG qui méritait de passer. Cela tombe bien, hier, le PSG, mais surtout le football, a gagné.

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