Paolo Guerrero au Mondial grâce à des momies

21/06/18 à 10:00 - Mise à jour à 19/06/18 à 13:14

La preuve qui a permis à l'avant péruvien, accusé de se droguer, de participer au Mondial est pour le moins particulière.

Paolo Guerrero au Mondial grâce à des momies

Paolo Guerrero sera-t-il dans le onze de base contre la France ? © BELGAIMAGE

Si Paolo Guerrero (34 ans) a finalement pu entrer au jeu à la 61e du match contre le Danemark, il le doit à trois enfants Incas congelés, à en croire la BBC. On les a trouvés en 1999 au sommet d'un volcan de la cordillère des Andes, à la frontière entre le Chili et l'Argentine. Ils y étaient restés pendant quelque cinq siècles, à plus de 6000 mètres d'altitude, sous des températures négatives, et étaient donc parfaitement conservés. On a trouvé dans leurs cheveux des traces de benzoylecgonine, une substances également repérée par la FIFA dans l'urine de Guerrero.

La benzoylecgonine est un des composants de la cocaïne. Cela veut-il dire que les enfants retrouvés avaient sniffé de la drogue? Non car la cocaïne n'a été composée qu'en 1859 par le chimiste allemand Albert Niemann, bien longtemps avant la découverte des momies. Cette substance a donc dû pénétrer d'une autre façon dans leur corps. Et Guerrero aurait pu être contaminé de la même manière.

L'avant a toujours affirmé n'avoir jamais consommé de cocaïne. Il a maintenu que son contrôle positif, en octobre 2017, avait eu lieu alors qu'il avait bu du thé. Ce n'est pas si fou que ça car pour les Péruviens, boire du thé à base de feuilles de cocaïne est la chose la plus normale du monde. Du temps des Incas, les gens mâchaient même des feuilles de cocaïne pour lutter contre le mal de l'altitude.

Guerrero a dit à la FIFA que pendant ce temps passé en équipe nationale, il avait bu du thé à deux reprises, pour lutter contre la grippe : une boisson à base d'anis et un thé avec du miel et du citron. Mais peut-être y avait-il eu un malentendu et lui avait-on servi un thé préparé avec des feuilles de cocaïne? En première instance, la FIFA n'a pas tenu compte de son explication mais en appel, il a fait comparaître un biochimiste brésilien. Celui-ci a déclaré que la concentration de benzoylecgonine dans l'urine de Guerrero laissait plutôt à penser qu'il avait bu du thé à la coca.

Bref, il a suffisamment semé le doute pour faire lever sa suspension. Grâce aux Incas!

Par Steve Van Herpe

Nos partenaires