Mister Moneyball à l'AS Rome

07/04/17 à 11:00 - Mise à jour à 11:05

Source: Sportmagazine

Monchi, la cheville ouvrière du succès du FC Séville, a rejoint le club de Radja Nainggolan.

Mister Moneyball à l'AS Rome

Monchi a rapporté gros à Séville ces dernières années. © AFP

Qu'ont en commun Dani Alves, Seydou Keita, Ivan Rakitic, Geoffrey Kondogbia et Carlos Bacca ? Le FC Séville les a achetés pour un montant plutôt bas et a réalisé des millions de bénéfices à leur revente. L'homme derrière ces transferts, c'est Ramon Rodriguez Verdejo (48 ans), mieux connu sous le nom de Monchi. Gardien réserve de Séville dans les années 90, il en est devenu le directeur sportif en 2000.

Le club venait d'être rétrogradé, il traversait une grave crise financière et n'avait gagné aucun trophée depuis plus de 50 ans. 17 ans plus tard, cinq coupes d'Europe et deux d'Espagne trônent dans sa vitrine et le club a perçu 200 millions d'euros en transferts. Grâce au chauve Mister Moneyball du club : Monchi.

Il a jadis exposé ses méthodes au Guardian. " Je couvre une série de compétitions avec seize hommes. Pendant les cinq premiers mois de la saison, nous visionnons énormément de matches mais sans objectif spécifique. Nous collectons des données. A partir de décembre, notre scouting devient plus spécifique. "

L'Espagnol, connu pour avoir besoin de peu de sommeil, ne se laisse pas aveugler par les données. Il n'y a pas de formule spéciale de succès. " Quand nous avons toutes les données objectives, nous y adjoignons nos impressions subjectives. La question n'est pas de savoir si un joueur est bon mais comment il peut convenir à Séville. "

L'AS Rome compte maintenant sur le réseau et la magie de Monchi pour combler le fossé qui la sépare de la Juventus. Séville reste orpheline, même si elle pourra encore profiter un moment de son héritage. Ainsi, fin janvier, le club a porté l'option de départ de Steven N'Zonzi à 45 millions. Le longiligne médian français est sans doute le prochain transfert lucratif des Espagnols. Il n'ira sans doute pas à l'AS Rome...

Par Steve Van Herpe

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