Le président du PAOK "s'excuse" pour son irruption armée sur le stade

13/03/18 à 13:50 - Mise à jour à 13:50

Source: Afp

Le président du PAOK Salonique, l'influent homme d'affaire gréco-russe, Ivan Savvidis, a présenté mardi ses "excuses" pour avoir interrompu dimanche, arme à la ceinture, un match contre l'AEK Athènes, provoquant la suspension du Championnat de football de Grèce.

Le président du PAOK "s'excuse" pour son irruption armée sur le stade

Ivan Savvidis © ISOPIX

L'incident a amené le gouvernement à suspendre sine die le championnat de Super League, tandis que la FIFA a fermement réagi, agitant la menace d'une suspension du statut de membre de la Grèce.

Le président du PAOK "s'excuse" pour son irruption armée sur le stade

© ISOPIX

"Je veux présenter mes excuses aux supporteurs du PAOK, à tous les amateurs grecs et à la communauté internationale du football", écrit M. Savvidis dans un communiqué distribué par son club, siégeant à Thessalonique (nord).

"Clairement je n'avais pas le droit d'aller ainsi sur le terrain", ajoute-t-il, assurant que cette "réaction émotionnelle" était due à "la situation négative généralisée prévalant dans le football grec récemment", et à "tous les incidents inacceptables, et non sportifs, qui s'étaient déroulés à la fin du match" de dimanche contre le club athénien.

Comme "cela pouvait faire dégénérer la situation (...), mon seul but était de protéger les dizaines de milliers de fans du PAOK de provocations, et même de victimes humaines".

"Croyez-moi, assure M. Savvidis, je n'avais pas l'intention d'interférer avec les arbitres, et je n'ai certainement menacé personne", mais "malheureusement ma famille et moi-même, ainsi que mes collègues, ont été les otages d'un milieu du football totalement malade".

"Je me bats, et je continuerai à le faire, en dépit d'attaques constantes, pour un football juste, un arbitrage honnête (...) et pour gagner les championnats sur le terrain et non au tribunal".

"Une fois de plus je présente mes excuses", conclut M. Savvidis, sous la signature de "président du PAOK".

L'épisode, à la 90e minute, a été déclenché par la décision de l'arbitre, Giorgos Kominis, de refuser pour hors-jeu un but crucial que le défenseur capverdien du PAOK, Fernando Varela, venait de marquer.

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