La renaissance du presque paria Agüero

25/09/17 à 14:18 - Mise à jour à 14:18

Source: Afp

De remplaçant à roi de Manchester City: l'année 2017 a été mouvementée pour Sergio Agüero, mais le "Kun" est revenu dans les grâces de Pep Guardiola et enchaîne les buts avant d'affronter le Shakhtar Donetsk mardi en Ligue des champions.

La renaissance du presque paria Agüero

Sergio Aguero (Manchester City) © AFP

Si Agüero est en passe de devenir le plus grand buteur de l'histoire des "Citizens", sa carrière mancunienne a failli prendre un tout autre virage, après l'arrivée du jeune Brésilien Gabriel Jesus durant le mercato d'hiver.

Plus qu'un but et l'Argentin de 29 ans égalera le record de 177 réalisations détenu par Eric Brook depuis... 1939. De quoi recevoir les louanges de Guardiola. "C'est une légende. Il fait partie de l'histoire de ce club. Les statistiques d'Agüero parlent d'elles-mêmes. Il est incroyable", jubile son entraîneur, qui était encore il y a un peu plus de six mois l'un des principaux détracteurs du buteur argentin.

Alors qu'il avait conquis les foules à l'Etihad Stadium avec notamment deux titres de champion d'Angleterre en 2011 et 2014 et un trophée de meilleur buteur de la Premier League en 2015, l'attaquant eu bien du mal à charmer le Catalan. Pour le jeu léché fondé sur la possession prôné par Guardiola, Agüero était bien trop classique, trop statique, bien trop pur attaquant.

Résultat, après quelques jours dans le nord de l'Angleterre, Jesus a été lancé dans le grand bain avec succès, reléguant l'Argentin sur le banc. Le point de non-retour avait semble-t-il été atteint milieu février, alors que Guardiola refusait d'assurer que son joueur resterait jusqu'à la fin de la saison. Sauf qu'en mars, Jesus s'est blessé et l'entraîneur espagnol a bien été obligé de remettre "Kun" au centre de son attaque.

- 'Jusqu'à sa mort' -

A force de détermination, sans faire de vagues, sans jamais se plaindre publiquement, Agüero a reconquis Guardiola, au point de tout casser depuis le début de la saison: 7 buts en 7 matches, dont un triplé à Watford mi-septembre (6-0). Bref, il s'est rendu indispensable à nouveau, efficace seul en pointe ou associé à Jesus dans la nouvelle attaque mancunienne, monstre à deux têtes de Guardiola.

"Nous avons essayé de le convaincre de s'impliquer plus dans notre jeu, de ne plus être simplement un avant-centre qui fait des têtes dans la surface mais d'être un attaquant qui presse haut au bon moment pour regagner le ballon le plus vite possible pour attaquer le plus vite possible", détaille l'entraîneur espagnol. "J'aime les attaquants qui s'impliquent dans le jeu", explique-t-il.

Et l'Argentin a aussi fédéré autour de lui, ses performances poussant ses coéquipiers à le féliciter publiquement. "Si vous donnez une occasion à Sergio, neuf fois sur dix c'est un but", apprécie Raheem Sterling. "Il est exceptionnel, c'est une machine à buts. (...) Nous avons besoin de lui", renchérit Ilkay Gündogan.

Quant à Guardiola, il ne cesse de répéter son incompréhension de voir les trophées individuels lui échapper. Le "Kun" n'a jamais été dans l'équipe-type de l'année, encore moins élu joueur de la saison. Pas grave pour son entraîneur, l'Argentin est bien plus fort que ça. "Sergio a le caractère pour marquer des buts", insiste Guardiola. "Sa mère et son père lui ont donné ce talent. Il va marquer des buts jusqu'à sa mort, ça ne fait aucun doute."

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