L'UEFA avait "pris la décision" de ne pas déplacer les matches à risques

17/06/16 à 14:51 - Mise à jour à 14:50

Source: Belga

L'UEFA avait pris la "décision" avant le tournoi "de ne pas changer le calendrier" de l'Euro 2016, en dépit "des discussions après le tirage au sort concernant les matches pouvant présenter des risques", notamment à 21h00, a reconnu vendredi Martin Kallen, directeur général de l'Euro 2016.

L'UEFA avait "pris la décision" de ne pas déplacer les matches à risques

© AFP

"Nous avons pris la décision de ne pas changer le calendrier, parce que nous n'en voyions pas la raison", a expliqué M. Kallen

L'établissement du programme de l'Euro s'est fait en plusieurs phases. D'abord, le calendrier a été établi en avance avec des matches non identifiés (A1 contre A2, B1 contre B2 etc.). Ensuite, a eu lieu en décembre 2015 un tirage au sort en deux phases: d'abord pour attribuer une position dans le groupe afin de savoir qui affronte qui, puis pour positionner les matches afin de déterminer dans quelle ville et à quelle heure ils auront lieu.

"Le principe est de ne pas changer le calendrier et de le respecter au nom de l'équité sportive", avait expliqué à l'AFP une source à l'UEFA le week-end dernier.

"Bien sûr, il faudra débriefer tout ce qui s'est passé en vue du prochain championnat d'Europe (organisé en 2020 dans 13 villes de 13 pays différents, ndlr), a poursuivi M. Kallen. Nous n'avions pas anticipé les débordements intervenus à Marseille, même s'ils n'ont pas été aussi importants que ce qui en a été dit".

Angleterre-Russie (1-1), programmé samedi dernier à 21h00, a généré de nombreux incidents, dont des violences sur le Vieux-Port entre supporters qui ont fait 35 blessés, majoritairement anglais, dont deux toujours grièvement blessés.

Son horaire a été critiqué en raison du degré d'alcoolisation avancée de certains supporters impliqués dans les bagarres. "Il y a un problème de suralcoolisation qui entraîne in fine un phénomène de violences entre supporters et contre les forces de l'ordre, qui apparaissent comme un exutoire à la violence", a ainsi déclaré à l'AFP le commissaire Antoine Boutonnet, chargé de la lutte contre les hooligans en France, au sujet de ces incidents.

Par la suite, les autorités ont imposé des restrictions à la vente d'alcool dans la plupart des villes hôtes les jours de match.

"Maintenant nous avons haussé le niveau de sécurité en faisant appel à davantage de stewards dans les stades, ce n'est pas si facile parce que le marché de la sécurité privée est maintenant asséché en France, a encore précisé M. Kallen. Il n'y a plus de staff disponible mais il est toujours possible de réaffecter des personnes d'autres stades là où on en a besoin."

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