Klopp - Liverpool : un mariage de rêve

16/10/15 à 12:10 - Mise à jour à 12:23

Source: Sportmagazine

Le FC Liverpool a enfin trouvé l'entraîneur de ses rêves, suite au renvoi de Brendan Rodgers: Jürgen Klopp.

Klopp - Liverpool : un mariage de rêve

Jürgen Klopp, le nouveau coach de Liverpool. © AFP

Vendredi passé, Jürgen Klopp (48 ans) s'est présenté comme The Normal One à la presse britannique, en guise de clin d'oeil à José Mourinho. On attend déjà avec impatience les clashes entre Liverpool et Chelsea, entre deux fortes personnalités et deux styles de jeu différents. Le bus de Mourinho contre le foot à pleins gaz de Klopp, qui s'appuie sur un pressing agressif et une très bonne condition physique. Simon Mignolet, Christian Benteke et Divock Origi vont devoir s'y faire: si les entraînements anglais semblent surtout destinés à meubler le temps des joueurs, ils vont être soumis à d'intenses séances biquotidiennes, à 100%.

Cette éthique colle à l'ADN des supporters d'Anfield Road et c'est pour ça que Klopp convient si bien aux Reds: il était déjà très apprécié par les supporters des clubs populaires que sont Mayence et Dortmund. Un contrat de trois ans -assorti d'un salaire deux fois supérieur à celui de son prédécesseur, Brendan Rodgers, scelle cette confiance mutuelle. Klopp a même renoncé à son année sabbatique.

Le manager allemand doit offrir le titre à Liverpool, qui ne l'a plus gagné depuis 25 ans. Il y a deux saisons, il en a été proche mais il a gaspillé ses chances dans les trois dernières journées, au profit de Manchester City. Son rêve s'envolait, comme Luis Suarez, qui n'a pu résister à l'offre de Barcelone. Brendan Rodgers entamait sa descente aux enfers.

Il a déjà été sur la sellette la saison passée, les fans n'appréciant pas son football clinique, monotone, tandis que les analystes fustigeaient son manque de constance tactique : une fois, il prônait un jeu vertical, l'autre fois, il voulait des combinaisons. La campagne de transferts a illustré cette inconstance: en 40 mois, Rodgers a claqué 400 millions d'euros sans que ses transferts soient de véritables réussites -celui de Benteke pas plus que les autres. Ce fut même la goutte de trop, d'après Andy Hunter, le correspondant du Guardian.

" Une des premières décisions de Rodgers a été le renvoi de l'avant Andy Carroll. Il ne voulait pas d'avant-centre statique mais des attaquants vifs et mobiles. Ça a marché sous la direction de Suarez mais une fois celui-ci parti, il a mis un an à trouver des solutions. Ensuite, il lui a fallu Benteke, à nouveau un avant-centre, ce qui impliquait de procéder par longs ballons. Nul ne doute des qualités de Benteke mais on ne comprend pas pourquoi Rodgers l'a enrôlé. C'est un manque de vision. Dès ce moment, ses jours étaient comptés. "

Par Matthias Stockmans

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