" Grande dis " pour Zizou

12/01/17 à 10:28 - Mise à jour à 14:17

Source: Sportmagazine

Après une année au Real, Zinédine Zidane présente un superbe bulletin et tout semble indiquer que le prochain sera encore meilleur.

" Grande dis " pour Zizou

Zinédine Zidane a déjà dirigé 54 matches du Real et il n'en a perdu que deux. © Mutsu Kawamori/AFLO

" On n'avait plus été dominés comme ça depuis longtemps ", a reconnu Jorge Sampaoli la semaine dernière, après sa défaite 3-0 face au Real, en huitièmes de finale de la Copa del Rey. Pourtant, le FC Séville s'était déplacé au stade Bernabeu avec un plan : empêcher le Real d'avoir le ballon. D'après Sampaoli, c'est la seule façon de battre le Real. Mais après 45 minutes, le marquoir affichait déjà 3-0. Pourtant, les Madrilènes avaient ménagé Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Gareth Bale, Sergio Ramos et Keylor Navas. Pas de BBC devant, donc, mais le trio James Rodriguez, Alvaro Morata et Marco Asensio qui s'est démené et a exercé une forte pression sur ses adversaires directs. Car s'il faut reconnaître un mérite à Zinédine Zidane, c'est d'être un brillant people manager. Le banc est aussi motivé que le onze de base. " Je ne cesse de répéter que chacun est important ", explique l'entraîneur français. " Certains sans doute plus que d'autres, oui, mais nous gagnons à onze, pas à trois ou quatre. La saison est encore longue. On a effectué le calcul : dans les 70 prochains jours, on va disputer vingt matches. C'est énorme. " Demain, il y a déjà le match retour de coupe, au stade Ramon Sanchez Pizjuan. Et dimanche, en championnat, le Real remet le cap sur... Séville, troisième au classement.

Depuis que Zidane a repris l'équipe en main, le 4 janvier 2016, le Real a disputé 54 matches. Il n'en a perdu que deux, contre Wolfsburg et l'Atlético. Le Real est invaincu depuis 39 rencontres. Ce sont des chiffres impressionnants. Certains les attribuent à la chance mais ce n'est pas le seul facteur. Il y a deux ans, le Real de Carlo Ancelotti avait également signé un premier tour impressionnant mais après sa victoire au championnat du monde des clubs, en décembre 2014, l'équipe s'était diluée comme un pudding et le Real avait achevé la saison les mains vides.

Pour éviter la répétition de ce scénario, Zidane a d'emblée mis l'accent sur la conditions physique de son noyau. C'est dans ce contexte qu'il a embauché le préparateur physique italien Antonio Pintus en été. Zidane, encore joueur, avait travaillé avec lui à la Juventus. Ce " gourou de la récupération " fait en sorte que les joueurs soient en mesure de disputer un match tous les quatre jours, sans problème. Son point de départ est simple : " Si vous sentez que vous pouvez courir deux heures en continuant à bien jouer, vous ne vous tracassez plus au sujet de votre forme le match suivant. " D'après Pintus, il faut aligner les joueurs qui détiennent la meilleure forme. Zidane partage son point de vue, comme il l'a prouvé à maintes reprises. Il est partisan de la rotation, sachant mieux que nul autre qu'il est impossible de disputer 60 matches par an au même niveau. Il fait ce que ses prédécesseurs n'ont jamais osé : de temps en temps, il laisse Cristiano sur le banc. Mais il ne rate pas une occasion de flatter sa star portugaise et de rappeler " qu'il est un footballeur spécial, capable de faire la différence ".

Par Steve Van Herpe

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