Euro 2016: les changements chez les Diables, c'est maintenant?

16/06/16 à 14:43 - Mise à jour à 14:40

Source: Afp

Marc Wilmots pourrait effectuer quelques modifications dans son onze de base après la défaite initiale face à l'Italie mais notre sélectionneur l'a promis: il ne changera pas de système de jeu face à l'Eire, samedi à Bordeaux.

Euro 2016: les changements chez les Diables, c'est maintenant?

- © BELGA

"On va continuer à faire le jeu. Je veux aller vers l'avant et défendre en avançant. Je le dis depuis le début. Après tu peux perdre un match, tu peux perdre deux matches. Je laisserai tout le monde juger après si c'était bon ou pas, mais je ne changerai pas ma philosophie", a-t-il assuré ces derniers jours.

"Nous sommes sur un projet de quatre ans. Ce n'est pas une défaite qui va remettre en cause tout le travail accompli. On continue sur cette même base", a-t-il insisté.

Philosophie identique mais joueurs différents?

Dans chaque ligne, il pourrait y avoir des modifications avec l'objectif de battre l'Irlande et de se lancer dans le tournoi. Laurent Ciman, Radja Nainggolan ou Marouane Fellaini, et Romelu Lukaku peuvent s'inquiéter pour leur place.

Il faudra faire les bons choix. Une défaite samedi, conjuguée à une victoire de la Suède sur l'Italie, renverrait déjà les Diables au pays.

Défense: Meunier plutôt que Ciman?

Laurent Ciman a fait un bon match lundi contre l'Italie au poste d'arrière droit. Mais Wilmots, qui veut "voir plus de jeu, plus de mouvements", pourrait lui préférer Thomas Meunier, dont le profil est beaucoup plus offensif.

Par contre, "Willie" ne touchera pas à sa charnière centrale Alderweireld-Vermaelen tandis que Jan Vertonghen, très bon face à l'Italie, conservera son poste de latéral gauche.

Milieu: De Bruyne remis au centre?

C'est le grand chantier de Wilmots qui a reconnu que son choix de placer Fellaini en N.10 contre l'Italie était "discutable". Tout laisse à penser que, face à l'Eire, le sélectionneur confiera les clés du jeu à Eden Hazard ou, plus probablement, à Kevin De Bruyne. Ce dernier préfère cette solution centrale à celle d'ailier droit.

Ce repositionnement du joueur de Manchester City va libérer une place sur l'aile droite, que se disputent Dries Mertens et Yannick Carrasco. Le petit Napolitain, très bon en préparation et bien entré au jeu face à l'Italie, part avec une longueur d'avance.

Autre conséquence de ce recentrage de De Bruyne: l'éviction de l'un des trois milieux récupérateurs à choisir entre Marouane Fellaini, Radja Nainggolan et Axel Witsel.

Attaque: Lukaku, toujours N.1?

Complètement passé au travers de son match face à l'Italie, Romelu Lukaku a perdu du crédit. Mercredi en conférence de presse, Wilmots n'en a pas fait mystère: "certains autres attaquants travaillent très bien à l'entraînement et recevront peut-être leur chance".

Le sélectionneur a par ailleurs implicitement reproché à Lukaku de ne pas travailler défensivement: "Je veux plus de pression sur les défenses adverses. J'ai notamment vu l'attaquant roumain face à la France. Il travaille dur pour l'équipe: c'est important."

Si le profil athlétique de Lukaku demeure intéressant face à une équipe physique comme l'Eire, Wilmots pourrait être tenté de titulariser Michy Batshuayi, très à l'aise dans les petits espaces, ou Christian Benteke, dont les qualités de pivot ont toujours été vantées par son entraîneur.

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