C'est un APOEL plein d'assurance qui attend Anderlecht à Nicosie

09/03/17 à 10:30 - Mise à jour à 07/03/17 à 14:18

Source: Sportmagazine

Fort de sa qualification contre l'Athletic Bilbao, c'est un APOEL en pleine bourre qui reçoit Anderlecht même si le champion de Chypre est conscient de ne plus pouvoir compter sur l'effet de surprise.

C'est un APOEL plein d'assurance qui attend Anderlecht à Nicosie

Giannis Gianniotas en pleine célébration après un goal face à Bilbao. © AFP

Ce jeudi 9 mars, Anderlecht affronte APOEL à Nicosie, en match aller des huitièmes de finale de l'Europa League. Le champion cypriote a enlevé sa poule, qui comprenait aussi l'Olympiacos, les Young Boys Berne et Astana. Il a ensuite éliminé l'Athletic Bilbao. APOEL est en tête de son championnat et en quarts de finale de la coupe nationale. " Il a perdu des points ces dernières semaines mais sa campagne européenne lui coûte de l'énergie ", explique Frederik Vanderbiest, l'entraîneur belge qui a coaché Aris Limassol pendant quelques mois cette saison.

" Si Anderlecht est à son niveau, il doit pouvoir se qualifier mais c'est quand même un déplacement traître. Les gens sont très fanatiques là-bas et ils sont proches du terrain. L'équipe est complète, elle trouve toujours le chemin des filets, même en Europe, grâce à un avant redoutable dans le rectangle, Pieros Sotiriou, et deux rapides ailiers, Efrem et Giannis Gianniotas. "

Sotiriou a inscrit cinq buts en Europa League et quinze en Cyta League. Mais contre Bilbao, il a reçu deux cartes jaunes et il ne jouera donc pas contre Anderlecht. Il sera probablement remplacé par Igor De Camargo. " Les équipes cypriotes ont parfois des problèmes en défense mais l'entraîneur d'APOEL est danois et il a mis en place une solide organisation. Il s'adapte aisément à ses adversaires, comme il l'a prouvé sur la scène européenne. "

APOEL n'en est pas à son coup d'essai. En 2012, en Ligue des Champions, il a terminé premier d'une poule comportant le Zenit, Porto et le Shakhtar puis il a éliminé Lyon. De l'équipe, qui a finalement été battue en quarts de finale par le Real, il ne reste plus que le médian portugais Nuno Morais. " Nous avons alors pensé qu'une équipe cypriote qui restait en lice en février, ça n'arriverait qu'une fois dans notre vie ", raconte Michalis Gavrielides, de la chaîne TV Cytavision.

" Mais cinq ans plus tard, rebelote. Ça veut quand même dire quelque chose. Le club a gagné en assurance. APOEL est toujours un outsider en Europe mais il se sait maintenant capable de rivaliser avec des grands noms, tactiquement et techniquement. En déplacement, APOEL joue plus prudemment que sur ses terres mais il a toujours l'intention de montrer qu'il sait jouer et marquer à tout moment. En revanche, il a perdu l'effet de surprise. "

Le coach, Thomas Christiansen, n'est donc pas un Méditerranéen, contrairement à Ivan Jovanovic il y a cinq ans. " Il a le style nordique ", dit Gavrielides. " Il travaille à Chypre depuis trois ans. La saison précédente, sous sa conduite, l'AEK Larnaca a failli être champion. Il est très calme le long de la ligne, il s'informe très bien sur ses adversaires et il confie des missions très précises à ses joueurs.

Dans le but, le Néerlandais Boy Waterman a remplacé Urko Pardo, né à Bruxelles et formé par Anderlecht. " La saison passée, Pardo s'est blessé et n'est plus jamais revenu dans l'équipe, même si la différence n'est pas sensible. Personnellement, je trouve Pardo d'ailleurs meilleur que Waterman. "

Christian Vandenabeele

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