Beenkens : " Je ne me souviens pas d'un groupe de qualifications aussi faible "

09/11/16 à 11:00 - Mise à jour à 08/11/16 à 15:27

Source: Sportmagazine

Pour le commentateur des Diables sur la RTBF, Rodrigo Beenkens, la rencontre face aux Pays-Bas n'est réellement qu'un match amical. Une éventuelle victoire ne doit pas nous rendre euphorique.

Beenkens : " Je ne me souviens pas d'un groupe de qualifications aussi faible "

Pour Rodrigo Beenkens, les Diables ne prendront aucun risque à Amsterdam en prévision du match face à l'Estonie. © BELGAIMAGE

Le plus important, c'est le déplacement de prestige aux Pays-Bas ou bien la venue de l'Estonie dans la course à la qualification ?

Si nous étions après le dernier mondial, j'aurais dit que l'enjeu sportif par rapport à l'Estonie était compensé par l'intérêt footballistique lié aux Pays-Bas, demi-finaliste à l'époque. Mais les Néerlandais sont dans la même situation que nous après 2002. C'est donc une simple rencontre amicale. Cela reste les Pays-Bas, avec ce lien historique très fort : les Néerlandais qui venaient jouer chez nous dans les années 70-80 (souvent pour des raisons fiscales), les Belges (notamment les jeunes) qui ont ensuite inversé la tendance, etc. Mais, même s'ils auront l'occasion de répéter leur système, les Diables ne prendront aucun risque en vue de l'Estonie, surtout que la Grèce pourrait perdre ses premiers points.

En 2015, les Diables avaient battu la France 3-4 avant de s'incliner 1-0 au Pays de Galles.

Il faut être prudent mais le contexte est différent. Nous étions à un an de l'EURO, les Français évoluaient dans le stade destiné à la finale, etc. En cas de résultat positif à Amsterdam, ne soyons pas trop euphoriques. Mais recevoir l'Estonie n'est pas la même chose qu'aller à Cardiff. A moins de remonter dans les années 60, je ne me souviens pas d'un groupe de qualifications aussi faible.

A l'EURO, vous avez vécu l'élimination des Belges et la victoire finale du Portugal : vous n'avez pas eu l'impression d'être " écartelé " entre deux sentiments ?

Passer le Pays de Galles et défier le Portugal en demi-finale aurait été génial. Mais, sincèrement, la page est tournée. Ce qui est génial dans ce métier, c'est que, foot ou encore cyclisme, on passe vite à autre chose.

Quel événement a été le plus décevant à vivre : l'élimination au Brésil ou en France ?

En France. Nous sommes sortis à Lille, presque à domicile, dans un tableau favorable, face à une équipe individuellement moins forte et avec deux ans d'expérience de plus qu'au Brésil. Au mondial, l'Argentine était la meilleure équipe sud-américaine. Si Di Maria et Agüero n'avaient pas été blessés, elle aurait pu battre l'Allemagne en finale. Mais bon, comme je l'ai dit, j'ai tourné la page et, grâce au travail de Michel Lecomte, l'histoire de la RTBF avec les Diables continue. Je pense déjà à 2018. Depuis le mondial 2006, je suis impliqué dans la logistique (nombre de commentateurs à gérer, répartition des matches, etc.). Et la Russie n'est pas la France ou la Suisse.

Marc Wilmots pourrait-il revenir comme consultant ?

Hors de question. Il n'y aucune raison d'évoquer ce retour.

Par Simon Barzyczak

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