Le nid du Condor

09/07/17 à 09:18 - Mise à jour à 09:18

Source: Sportmagazine

Sport/Foot Magazine est allé visiter l'habitat naturel de Nairo Quintana dans les Andes colombiennes. Direction Boyacá, une terre de cyclisme où les gens se couchent avec les poules.

Est-ce l'épuisement accumulé au cours des trois semaines précédentes, qui dégorge d'un coup ? Une brusque retombée d'adrénaline, au terme des trente-cinq minutes d'agonie que le jeune homme vient d'endurer, seul face au chrono ? Ou bien la frustration d'avoir à subir un dénouement si cruel, pour lui qui s'est élancé de Monza encore paré d'une combinaison rose, de la tête aux pieds ? Ce dimanche 28 mai, Piazza del Duomo, à Milan, Nairo Quintana flanche. Assis sur un tabouret, sous la tonnelle blanche de l'organisation, face à une paroi criblée de sponsors, le coureur de la Movistar pleure comme une madeleine. Nairo l'impassible, Nairo l'impénétrable, Nairo l'orgueilleux, laisse pour une fois éclater son désarroi. Qu'importe s'il vient de réaliser l'un des meilleurs contre-la-montre de sa vie ! Il ne remportera pas le Tour de l'Italie, défait sur le fil par une machine à rouler nommée Tom Dumoulin. Hoquetant, le dos tourné aux photographes et aux caméras, la tête plongée entre les mains, le Colombien tente de reprendre la maîtrise de ses nerfs. Et quelques minutes plus tard, c'est le visage à nouveau figé, comme à son habitude, qu'il montera sur la deuxième marche du podium.
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