Van Damme : Cédric Van Branteghem succeed à Wilfried Meert

22/02/17 à 15:49 - Mise à jour à 16:25

Source: Belga

"Comme la Belgique est un pays de relayeurs, après quarante ans de bons et loyaux service, je cède le bâton à Cédric Van Branteghem", a résumé Wilfried Meert, co-fondateur du Mémorial Van Damme, mercredi, en annonçant son retrait en tant que directeur de l'épreuve.

Van Damme : Cédric Van Branteghem succeed à Wilfried Meert

Wilfried Meert, organisateur du Mémorial Van Damme, avec Cedric Van Branteghem. © BELGA

"On a fêté la quarantième édition l'an passé. Symboliquement, c'est bien d'arrêter maintenant et pas après la 39e ou la 41e édition. Je terminé en beauté. J'ai trouvé un successeur, qui est de ce milieu et que j'ai accompagné durant toute sa carrière. Je savais à quoi m'attendre en le prenant à mes côtés. Quand tu as trouvé ton successeur, cela ne sert à rien de le faire attendre. Et je ne voulais pas faire la saison de trop. A la base, en 1977, nous étions sept journalistes. Nous avions pris la décision de créer un meeting en hommage à Ivo Van Damme. Nous n'avions jamais pensé que quarante ans plus tard, le meeting serait encore là, avec autant de succès. Je suis malheureusement le dernier des Mohicans et je dois à mon tour passer la main."

Wilfried Meert est fier du travail accompli au cours de ces années. "Le Mémorial est l'un des trois meetings les mieux structurés au monde je pense, avec ceux de Londres et Zurich. Avec Golazo (NdlR: agence en charge de l'organisation) et le partenariat renouvelé avec AG Insurance, il est en bon état."

Van Branteghem, ancien coureur du 400m, était le bras droit de Meert depuis un an et demi. Meert a eu ainsi l'occasion de préparer son successeur. "Quand on est un athlète, on s'entraîne, on se qualifie pour un meeting, on fait une performance, on va en conférence de presse et on rentre. On n'a aucune idée de ce qu'il se passe en coulisses, de comment on prépare un événement, c'est un travail immense. Cédric a énormément de qualités. Son adaptation s'est déroulée plus vite que prévu. Depuis un an et demi, on discute souvent. Je l'emmène à toutes les réunions."

Meert n'abandonne pas définitivement l'organisation du Mémorial. "Je ne quitte pas le conseil d'administration. Je resterai là, notamment pour les relations avec la fédération internationale ou le monde politique. Je m'occuperai aussi du meeting de Rabat, avec qui nous avons un partenariat."

Il sera bien présent au stade, le 1er septembre, pour la 41e édition. "Sans doute toujours en tribune officielle. Mais pour la première fois, je pourrai regarder la compétition de manière plus détendue. Quand vous avez composé le plateau, négocié les primes, cherché le lièvre en vue d'un record... Vous regardez chaque détail. Cette fois, je pourrai regarder les épreuves comme un spectateur et non comme un organisateur."

Les organisateurs du Van Damme suivent l'évolution du dossier du stade national

La 41e édition du Mémorial Van Damme se tiendra au stade Roi Baudouin, à Bruxelles, le 1er septembre prochain. Les organisateurs suivent évidement le dossier du futur stade national avec attention.

"Il y a deux dossiers distincts selon moi: celui du nouveau stade et la destruction du stade Roi Baudouin", a résumé Cédric Van Branteghem, nouveau directeur de l'épreuve. "Personnellement, je suis toujours optimiste. Il y aura une solution, y compris pour le Van Damme. Le Mémorial continuera, soit dans ce stade, soit autre part dans Bruxelles. Ce qui est sûr, c'est qu'avoir un stade est primordial pour nous."

En cas de destruction du stade Roi Baudouin, le Mémorial Van Damme devra-t-il trouver refuge dans une autre ville belge, voire à l'étranger? "Nous, nous préférons ne pas quitter Bruxelles et c'est avec Bruxelles que nous discutons", commente l'ancien coureur du 400 mètres.

Wilfried Meert, co-fondateur du Mémorial, milite pour le maintien du stade Roi Baudouin. "Le Heysel, c'est cent ans d'histoire de la Belgique. Il ne faut pas le démonter, il faut le rénover", affirme celui qui a dirigé le Mémorial pendant quarante ans. "Si le projet au parking C capote, je ne vois pas pourquoi on irait dire à l'UEFA que l'Euro 2020 ne peut pas avoir lieu à Bruxelles. Rénovons le stade plutôt. Mais si la volonté politique n'y est pas, il faudra réfléchir à une autre solution."

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