Un espoir du baseball millionnaire vit dans un van et se rase à la hache

13/03/15 à 11:12 - Mise à jour à 11:11

Le site américain ESPN a mis en lumière un athlète atypique. Daniel Norris, 21 ans, est un grand espoir du baseball américain. Il joue au Toronto Blue Jays et possède déjà un compte en banque bien fourni. Pourtant, ce jeune millionnaire vit comme un campeur, en tout simplicité.

Un espoir du baseball millionnaire vit dans un van et se rase à la hache

Daniel Norris, lanceur des Toronto Blue Jays, n'imagine pas vivre sans son van. Pour l'instant, il vit sur le parking d'un Wall Mart. © BELGAIMAGE

A l'époque du sport-business, le récit de Daniel Noris apporte une bouffée d'air frais, bienvenue. Avec ses revenus à sept chiffres, il pourrait se permettre de vivre la "belle vie". En bon marginal, il préfère la rudesse de son combi Wolkswagen de 1978, acheté 10 000 dollars. Généralement voué aux jeunes et aux aventuriers, ce choix de vie et de simplicité est un cas unique dans le sport, phagocyté par des montants surréalistes. Demandez à Giancarlo Stanton, joueur de baseball qui vient de signer un contrat de 13 ans ... pour la coquette somme de 325 millions de dollars. Etre lié aussi longtemps par un contrat et l'aspect bling-bling de cet accord, très peu pour lui. Parler lui plutôt de ying et de yang, vous aurez alors plus facile de comprendre son univers, loin des strass, du stress et des paillettes.

The van man

Son quotidien est similaire à celui d'un campeur parti au bout du monde en quête de spiritualité. Nettoyage du van tous les matins avant de commencer la journée, réchaud pour cuire ses aliments, sac de couchage, rasage à la hache, lampe frontale pour s'éclairer la nuit, littérature classique et journal de bord rythme son quotidien en dehors des terrains d'entrainement. Pour l'instant, il est en stage de pré-saison pour 3 semaines en Floride. Il a bien évidemment fait le déplacement avec "shaggy", le sobriquet de son combi, en référence à Scooby Doo. Garer sur le parking d'un Wall Mart, il attire la curiosité des passants, qui le prennent le plus souvent pour un SDF. Les employés eux, l'appellent "Van man". Et ils ont bien raison. Acheté en 2011 à la sortie de ses études secondaires, lui et son van ne font qu'un. Et il changerait de style de vie pour rien au monde. "La seule manière pour moi de réaliser une grande saison, c'est d'être heureux, équilibré et continuer d'être celui que je suis. Cela peut paraitre bizarre, mais j'ai besoin d'un peu d'aventure pour me sentir bien dans ma peau."

Amoureux de la nature, il pratique la randonnée et le surf dés que son emploi du temps le lui permet. De préférence seul. Il n'a jamais bu une goutte d'alcool, et encore moins testé de drogue. A l'heure où la presse people mitraille les starlettes sportives et leurs copines, lui préfère s'isoler et n'a connu qu'une relation sérieuse dans sa vie. L'histoire d'amour s'est terminée car il n'avait plus assez de temps pour vagabonder seul dans la nature.

Ode à la simplicité

Ces coachs n'ont aucune remarque à faire sur notre hispter de baseballeur. Pour Tony LaCava, assistant manager, "Daniel est en grande forme. Si ce n'était pas le cas, nous serions plus embêtés à propos de son style de vie. Mais pour l'instant, l'histoire du van est secondaire. Il a des valeurs géniales, et elles le lui rendent bien." Ses coéquipiers eux, ont plus de mal à comprendre son style de vie. Alors qu'ils dépensent des milliers de dollars chaque mois, Daniel se contente de vivre avec 800 dollars mensuels. Avec l'aide de conseillers financiers, il a décidé de placer la majorité de son argent dans des investissements peu risqués, pour garder son esprit libre. A 21 ans, Daniel est déjà plus mature que la moyenne. Jugez plutôt : "Je pense que la simplicité de ce mode de vie, c'est ce qui m'attire le plus. J'ai grandi avec un mode de vie simple et je savais qu'en passant professionnel, cela me mettrait une certaine pression. Mais à mon avis, il n'y a pas besoin de luxe, ou du moins pas dans le sens où l'entend la société."

Bien parlé, Alexander Supertramp.

Pour lire l'article original, en anglais, cliquez ici

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