Rosberg : "Vettel ressemble à Schumacher"

27/04/18 à 12:00 - Mise à jour à 24/04/18 à 17:22

Plus d'un an après sa retraite, Nico Rosberg continue à suivre passionnément la Formule 1. L'ancien champion du monde a succédé à Niki Lauda comme consultant de la chaîne privée allemande RTL+.

Rosberg : "Vettel ressemble à Schumacher"

Nico Rosberg officie aujourd'hui comme consultant à RTL+. © BELGAIMAGE

Nico Rosberg à propos...

...de son titre mondial de 2016 devant Lewis Hamilton : "Pour battre les meilleurs, il faut connaître leurs faiblesses. J'avais analysé Lewis à fond. Il ne me restait qu'à exploiter ses failles et à ne pas commettre d'erreurs durant ces moments. On remarque assez vite quand Hamilton n'est pas à 100%. À la manière dont il se rend au circuit quelques jours avant la course, par exemple. Il peut être de très mauvaise humeur. Il a la bougeotte. Alors qu'entre deux courses, j'étais toujours avec ma famille, lui changeait constamment d'endroit. Il en a apparemment besoin, c'est inhérent à son style de vie."

...du meilleur pilote de F1 actuel : "Hamilton est un talent naturel. Il est le plus rapide. Mais Sebastian Vettel joue dans la même division. Et Fernando Alonso aussi. Il n'est peut-être plus aussi rapide qu'avant mais je le trouve impressionnant dans sa voiture moins compétitive, la McLaren. Il est très fort mentalement."

...du côté émotif de Sebastian Vettel : "Vettel est extrêmement concentré sur son sport. Il se prépare très bien à chaque course et il engloutit littéralement les informations. Il est donc très régulier. Il est très fort mentalement, ce qui est aussi son point faible : on l'a vu l'année dernière à Bakou. Quand il a heurté Hamilton qui freinait au moment où la safety-car arrivait sur le circuit. Dans ce genre de situation, Vettel tente de faire accuser les autres. Mais je peux comprendre ses réactions car les pilotes de F1 sont des égoïstes. Michael Schumacher l'était aussi. De ce point de vue, Sebastian lui ressemble. D'un côté, il a la volonté de retirer le maximum de sa carrière mais de l'autre, il risque de se laisser entraîner par ses émotions et de les laisser prendre le pas sur la raison, au moment où il prend des décisions."

Par Michael Wittershagen

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