Pourquoi De Bruyne ne serait pas un gros salaire en NBA

01/02/18 à 10:00 - Mise à jour à 30/01/18 à 10:58

Le méga contrat qu'a signé Kevin De Bruyne a fait sensation en Belgique mais en NBA, son salaire serait une nouvelle banale.

Pourquoi De Bruyne ne serait pas un gros salaire en NBA

Kevin De Bruyne. © BELGAIMAGE

Il est difficile de déterminer combien Kevin De Bruyne va exactement gagner puisque des primes peuvent s'ajouter à son salaire brut de 320.000 euros, ce qui le ferait passer à 400.000 euros par semaine. Grosso modo, il va gagner 17 millions par an. C'est beaucoup mais pas tant que ça quand on sait que le nouveau contrat de Lionel Messi à Barcelone va lui rapporter 71 millions brut et que Neymar en gagne 36 au PSG. En plus, KDB doit céder 46 % de ses revenus au fisc britannique, soit sept millions par an.

Le salaire de De Bruyne est même normal si on le compare à ceux de la NBA : il serait quelque part entre le 30e et le 35e salaire, en fonction du taux de change. La NBA est la compétition sportive qui paie le mieux au monde, avec un salaire annuel moyen de quelque cinq millions d'euros, contre seulement trois en Premier League. Ceci grâce au contrat TV conclu en 2014, pour un montant de vingt milliards de dollars, de la saison 2016-2017 à l'exercice 2024-2025. Les clubs de Premier League touchent un montant annuel équivalent -sept milliards d'euros- pendant trois ans, grâce à Sky et à BT Sport.

Les 460 joueurs de NBA perçoivent 51 % des rentrées purement sportives des trente clubs, un pourcentage déterminé par une convention collective, ce qui représente trois milliards d'euros. Toutefois, cet argent est géré dans un système communiste, avec un plafond salarial qui s'élève à 80 millions d'euros par équipe cette année. Les clubs qui dépassent ce plafond sont soumis à une taxe de luxe progressive et, en cas de récidive, à une taxe de repeater encore plus élevée.

Donc, les étoiles les mieux payées de NBA, Stephen Curry et LeBron James, ne gagnent que 28 millions d'euros et 26,8 millions bruts, bien qu'ils valent beaucoup plus. Les clubs sont non seulement liés au plafond salarial mais ne peuvent consacrer qu'un certain pourcentage du salary cap à une seule star : par exemple 35 % à partir de huit saisons en NBA dans son club actuel ou 30 % si le basketteur veut rejoindre une autre formation.

Ce système profite surtout aux vedettes de second rang : cette année, 40 joueurs gagnent plus de 15 millions d'euros. Il ne faut pas se focaliser sur ces montants bruts car les joueurs de NBA sont encore plus taxés que ceux de Premier League ou du championnat de Belgique. Ils doivent verser 33 % d'impôts fédéraux, des taxes communales et étatiques, qui varient très fort d'un état à l'autre (0 % au Texas et en Floride, 10 % en Californie, la plus chère), une commission fixe de 3 % à leur manager et des cotisations de 180.000 euros au fonds de pension et au " pot de la NBA " (10%), qui assure l'équilibre des revenus des clubs et des joueurs.

Par exemple, Curry ne touche en net que 12,3 millions (44%) sur les 28, tandis que LeBron James perd 50 % de ses 26,8 millions. Encore heureux qu'ils perçoivent une indemnité de 105 dollars pour leurs repas quand ils jouent en déplacement...

Par Jonas Creteur

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