Pas de médaille pour les Tornados : "c'est rien du tout, mais la différence est énorme"

21/08/16 à 07:51 - Mise à jour à 07:51

Source: Belga

Trois centièmes de seconde. C'est qu'il a manqué au relais masculin belge du 4X400 m pour monter sur le podium olympique et recevoir la médaille de bronze, samedi soir à l'issue de l'ultime épreuve d'athlétisme organisée au Stade Olympique Engenhao de Rio de Janeiro.

Pas de médaille pour les Tornados : "c'est rien du tout, mais la différence est énorme"

© AFP

Julien Watrin, Jonathan Borlée, Dylan Borlée et Kevin Borlée ont été devancés par les Etats-Unis, la Jamaïque et les Bahamas. Les Belgian Tornados, doubles champions d'Europe (2012, 2016), ont abaissé de 73/100es de seconde leur record de Belgique désormais porté à 2:58.52. "On a tout donné. Cela a été très très très vite. Au final, on bat notre record. On finit à 3/100es (du podium). C'est dur à digérer. C'est le sport. Je me suis jeté sur la ligne en pensant que cela allait passer", a déclaré Kevin Borlée le dernier relayeur qui a de nouveau effectué un dernier tour de piste d'anthologie (chronométré en 43.67, 2e chrono absolu derrière les 43.60 du Cubain Yoandys Lescay) pour échouer à 3/100es du Bahaméen Chris Brown qui en comptait 56 d'avance au moment de prendre son relais.

Les Tornados avaient été crédités du troisième temps des séries, vendredi, grâce à leurs 2:59.25, déjà un record national, après les déclassements de la Grande-Bretagne (2:58.88), pour passage du relais hors de la zone autorisée lors de la même série que la Belgique, et de Trinité et Tobago (2:58.84), pour avoir empiété sur un autre couloir sans la première série. "On y croyait tous de pouvoir monter sur le podium" a reconnu Dylan Borlée, "Et on y a cru jusqu'au bout", a confirmé Jonathan Borlée. "La course est partie beaucoup plus vite qu'en séries et moi aussi. Je l'ai payé en fin de course" a reconnu Julien Watrin (8e temps du 1er relais en 46.0). "C'est difficile, je suis derrière" a encore expliqué Jonathan. "Je pars à fond dans les 100 premiers mètres et je le paie sur la fin de la course (bouclée en 44.1) mais c'est ce qu'il fallait faire pour rester dans le peloton. Mais la concurrence a été très vite. Dans cinq courses sur six on est sur le podium. A l'arrivée, 3/100es c'est rien du tout mais la différence est énorme. On a le record et on aurait aussi voulu le podium. C'est le sport", regrettait Jonathan Borlée. Dylan Borlée a reçu le témoin en 4e position. Auteur d'un excellent 44.71, 2e chrono des troisièmes relayeurs, il l'a cédé en 5e position car le Bahaméen Steven Gardiner s'est révélé intouchable (43.79). "On est monté sur la piste comme des guerriers et on s'est battu comme des guerriers mais cela n'a pas suffi pour monter sur le podium, mais on peut être fier de nous. Il faut utiliser cela pour l'avenir. Tous les ans on va plus vite, il faut continuer", a déclaré le plus jeune des Borlée. "Les quatres gars ont été fantastiques. Je suis très très fier d'eux. On a été au maximum de nos possibilités. On ne peut pas avoir de regrets. Je ne sais pas ce qu'on aurait pu faire de plus", a jugé Jacques Borlée, le coach. "Je pensais qu'on pourrait faire les 2:58.50. Cela va être dur à encaisser de ne pas avoir de podium après cela mais ce sont des grands champions. On y arrivera." Les Américains Arman Hall, Tony McQuay, Gil Roberts et Lashawn Merritt ont remporté l'or en 2:57.30 et ont devancé les Jamaïcains Peter Matthews, Nathon Allen, Fitzroy Dunkley et Javon Francis, médaille d'argent en 2:58.18, et les Bahaméens Alonzo Russell, Michael Mathieu, Steven Gardiner et Chris Brown, troisièmes en 2:58.49.

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