Magic Mo Farah, les Belges éliminés

05/08/17 à 09:14 - Mise à jour à 09:13

Source: Belga

Sensationnel Mo Farah: dans un stade olympique de Londres en délire, le Britannique a conservé devant son public son titre sur le 10.000 m, vendredi en ouverture des Mondiaux-2017.

Magic Mo Farah, les Belges éliminés

Mo Farah © BELGA

L'athlète d'origine somalienne ne pouvait pas espérer une meilleure entrée en matière pour ce qui constitue sa dernière grande compétition avant son passage de la piste au bitume à l'issue de la saison. A 34 ans, le voilà nanti d'un sixième sacre en Championnats du monde et en route pour un troisième doublé d'affilée sur les deux distances reines du demi-fond en cas de succès sur le 5000 m, le 12 août, ce qui serait unique.

Difficile de dire si ce sera suffisant pour balayer les doutes nés après les révélations sur les méthodes controversées de son entraîneur Alberto Salazar, suspecté de doper ses troupes, mais la manière dont le quadruple champion olympique a contenu les assauts des Kényans, Ethiopiens et Ougandais, collés à ses basques, force le respect. Peut-être que ce nouvel exploit lui permettra de conquérir un peu plus encore le coeur de la Grande-Bretagne, au vu de son palmarès hors du commun.

"Je suis fier d'être Britannique", a d'ailleurs déclaré celui qui a été naturalisé à l'âge de 8 ans et qui a réussi à devancer en 26 min 49 sec 51/100 l'Ougandais Joshua Kiprui Cheptegei et le Kényan Paul Tanui. "Cela a été très dur mais je pense être très fort mentalement. La foule a été formidable et a apporté dans le dernier tour."

Bolt qualifié sans surprise

Un peu plus tôt dans la soirée, Bolt avait une première fois enflammé le stade des JO-2012 en remportant sans soucis sa série sur le 100 m (10.07). La légende de l'athlétisme, qui s'élancera samedi pour la dernière fois de sa fabuleuse carrière au départ d'un 100 m individuel, n'a pas eu à forcer son talent. Mais rien que son sourire éclatant a suffi pour combler d'aise les spectateurs londoniens.

"Le public a été fantastique", a affirmé Bolt. "Il m'a toujours témoigné de l'amour et j'ai toujours beaucoup apprécié de venir ici. Mais ma course n'a pas été aussi fluide que je l'aurais voulu même si j'ai réussi à me rattraper par la suite. On y verra plus clair après les demi-finales."

Le Jamaïcain avait des raisons de se plaindre, les starting-blocks n'étant pas assez stables à son goût. "C'était très mauvais, j'ai trébuché en sortant des starts, je pense que ce sont les pires que j'ai jamais connus", a-t-il maugréé.

Un gros détail qui va sans doute occuper les organisateurs avant les demi-finales et la finale tant attendue de samedi, histoire de ne pas gâcher l'ultime apparition de la superstar du sprint sur la ligne droite.

Pour les autres favoris, il n'y a pas eu non plus de surprises. L'Américain Justin Gatlin, copieusement sifflé en souvenir sans doute de ses quatre années de suspension pour dopage (10.05), son compatriote Christian Coleman (10.01), l'homme le plus rapide de 2017 (9.82), le Jamaïcain Yohan Blake (10.13) et le Sud-Africain Akani Simbine (10.15) ont également franchi le cap.

Pris en grippe par le public, Gatlin a expliqué "ne pas s'en soucier". "Je reste concentré uniquement sur mon départ et ma course", a-t-il ajouté.

Les éliminés...

La première journée des Championnats du monde n'a toutefois pas été exempte de surprises avec l'élimination du champion olympique de la longueur, l'Américain Jeff Hendersson dès les qualifications. Ce qui laisse la voie libre théoriquement au Sud-Africain Luvo Manyonga, 2e à Rio l'an dernier.

La perchiste américaine Jennifer Suhr, championne olympique en 2012, a elle aussi été éliminée en qualifications. Fanny Smets, qui n'a franchi que la première barre à 4m20, a connu le même sort. Mais la principale déception du jour dans le camp belge est représentée par l'élimination prématurée de Philip Milanov. Vice-champion du monde en titre, Milanov n'a pas réussi à s'extraire des qualifications du disque. Il ne pointe qu'en quatorzième position (63m16).

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