Les Tornados vont en finale du 4X400m et peuvent même rêver

20/08/16 à 09:14 - Mise à jour à 09:14

Source: Belga

Le relais 4X400 m masculin belge, les Belgian Tornados, disputera samedi soir la finale des Jeux Olympiques de Rio. Après le déclassement de la Grande-Bretagne, pour passage du relais hors de la zone autorisée, qui s'était imposée en 2:58.88, les Belges ont été déclaré vainqueurs de la seconde série.

Les Tornados vont en finale du 4X400m et peuvent même rêver

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Le quatuor aligné par Jacques Borlée était dans l'ordre le suivant: Julien Watrin, Jonathan Borlée, Dylan Borlée et Kevin Borlée. Il a établi à cette occasion un nouveau record de Belgique 2:59.25. Ils ont amélioré de 3/100es leur temps réalisé le 29 août de l'an dernier lors des Mondiaux de Pékin (avec Antoine Gillet à la place de Julien Watrin).

Ils ont aussi signé le 3e temps des séries derrière la Jamaïque (2:58.29) et les Etats-Unis (2:58.38), classés dans cet ordre dans la première série. Cette course a aussi été marquée par le déclassement de l'équipe de Trinité et Tobago qui était aussi descendue sous les 2:59 (2:58.84), pour avoir empiété sur un autre couloir. Du coup, il n'est plus utopique de remporter une médaille samedi soir à l'occasion de la 7e finale mondiale consécutive du relais belge (3 Jeux Olympiques et 4 championnats du monde).

"Demain sera une course tout à fait différente. Aujourd'hui, c'était une course très tactique, ce qui n'est pas idéal pour le chrono. Demain, ça va aller beaucoup plus vite. Les Américains auront une meilleure équipe. Tout le monde ira plus vite", a estimé Julien Watrin, premier relayeur vendredi. "Cela reste une finale olympique. Il faudra courir parfaitement pour aller chercher une médaille", prévient Jonathan Borlée. "On se donne toujours à fond. On fera la même chose en finale et j'espère qu'on aura une récompense au bout", a ajouté Kevin Borlée.

"Il fallait être très très concentré sur le départ. Les premiers appuis", a expliqué Watrin. "Ce n'est pas ma position préférée. Mais je sais pourquoi j'ai pris le départ, il fallait permettre à Dylan d'avoir une course lancée. J'ai manqué un peu de rythme parce que je n'ai plus couru depuis Amsterdam (l'Euro début juillet, ndlr). Je pense que je peux m'améliorer de 5/10es."

"Mon rôle comme 2e relayeur", a détaillé Jonathan Borlée, "c'est essayer de se placer le mieux possible aux 600m (quand les coureurs se rabattent), je suis parti très très vite. Puis, quand je reviens sur le Brésilien il a ralenti assez fort, donc j'ai essayé de la passer et je le paie un peu sur la fin. Mais je suis content du déroulement de la course. C'est bon pour le moral."

Dylan Borlée apprenant les disqualifications des Britanniques et Trinidadiens a déclaré: "Cela ouvre des portes. Mais il reste de très bonnes équipes. Il faudra aller à fond et on verra bien. Aujourd'hui, je suis content de ma course. Quand j'ai reçu le témoin, juste après l'Anglais je crois, je me suis immédiatement intercalé (entre lui et le Bahaméen) et j'ai maintenu le rythme avec eux. C'est de bon augure pour demain", a conclu le 3e relayeur.

"La deuxième course, au niveau des jambes cela ira mieux, je peux faire beaucoup mieux", analysait Kevin Borlée qui a terminé la course. "Il faut espérer demain (samedi) que la douleur, je ne la sente pas trop pour que je puisse courir libéré."

Ils n'en faisaient pas mystère. C'est bien sur le relais que le "Team Borlée" entendait briller aux JO de Rio. Les ennuis physiques de Kevin et Jonathan, les progrès monumentaux de la concurrence ces deux dernières saisons, ne laissaient que peu d'espoirs de briller sur le tour de piste individuel. En revanche, les Belgian Tornados occupent depuis maintenant neuf ans une place au sommet. Ils ont participé à toutes les finales des grandes compétitions en plein air (JO, Mondiaux, Euro) et vendredi la série s'est poursuivie. Doubles champions d'Europe (2012 et 2016), il leur manque encore un podium mondial ou olympique. Ce dernier pourrait s'offrir à eux dès ce samedi.

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