Des athlètes réclament des médailles après le scandale touchant la Russie

10/11/15 à 11:14 - Mise à jour à 11:28

Source: Belga

Des athlètes ou fédérations s'estimant lésés après la révélation du scandale de dopage visant la Russie ont commencé mardi à réclamer des médailles olympiques qu'ils n'ont pas eues pour avoir été devancés par des Russes.

Des athlètes réclament des médailles après le scandale touchant la Russie

L'Australien Jared Tallent estime que sa médaille d'argent acquise lors du 50 km des JO de 2012 doit se transformer en or. © BELGAIMAGE

A commencer par l'Américaine Alysia Montano qui a terminé 5e du 800m des jeux Olympiques de Londres dans une course où les médaillées d'or Mariya Savinova et de bronze Ekaterina Poistogova sont deux des cinq athlètes nommément identifiées dans le rapport de l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui préconise leur suspension à vie. "Les médailles qui devraient m'être réattribuées: 2010 Argent (Mondiaux en salle), 2011 Bronze (Mondiaux), 2012 Bronze olympique, 2013 Bronze (Mondiaux)", écrit Montano sur Twitter.

En Australie, le marcheur Jared Tallent réclame sur Twitter la médaille d'or du 50 km des JO-2012, lui qui avait décroché l'argent en terminant derrière le Russe Sergey Kirdyapkin. "1185 jours sont passés depuis ma course à Londres. Combien devrai-je encore attendre avant de recevoir ma médaille d'or olympique?", a écrit Tallent alors que Kirdyapkin a été suspendu en janvier pour anomalies dans son passeport biologique, la suspension étant rétroactive au 15 octobre 2012, quelques semaines après la fin des JO.

La chef du Comité olympique néo-zélandais Kereyn Smith a elle aussi réclamé une mise à jour du palmarès des JO de Londres où la lanceuse de poids Valerie Adams avait récupéré l'or après la disqualification pour dopage de la Bélarusse Nadzeya Ostapchuk.

Dans un rapport de plus de 300 pages rendu lundi, l'AMA estime que la Russie doit être suspendue de toute compétition en athlétisme, dont les JO-2016 à Rio de Janeiro (Brésil), en raison de cas de dopage qui n'auraient "pas pu exister" sans l'assentiment du gouvernement. Le rapport précise que le "dopage organisé" concerne d'autres pays et d'autres sports.

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